Kinshasa – L’opposant congolais Prince Epenge a vivement critiqué le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, lors d’une intervention accordée à France 24, l’accusant de ne pas accorder une priorité suffisante aux difficultés que traverse la population congolaise et à la crise sécuritaire qui sévit dans l’Est du pays.
Ses déclarations interviennent dans un contexte marqué par les discussions autour d’un éventuel dialogue national et les débats politiques sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo.
Des critiques contre la gouvernance du Chef de l’État
Au cours de son intervention, Prince Epenge a estimé que les préoccupations des Congolais ne seraient pas au centre des priorités du pouvoir en place.
«« Les Congolais meurent, mais M. Tshisekedi a les yeux ailleurs. Les gens souffrent, il n’a que les yeux pour voir le troisième mandat », a-t-il déclaré sur France 24.»
Par ces propos, l’opposant dénonce ce qu’il considère comme un décalage entre les attentes de la population, confrontée à des défis sécuritaires et socio-économiques, et les priorités qu’il attribue au Chef de l’État.
Dialogue national : un ultimatum lancé
Évoquant la perspective d’un dialogue politique, Prince Epenge a indiqué que son camp entendait attendre jusqu’au 15 avant de décider de la suite à donner à ses revendications.
«« Nous allons attendre jusqu’au 15. Si rien ne se passe, nous ferons appel au peuple. Le peuple est prêt à se défendre », a-t-il affirmé.»
Cette déclaration traduit la pression exercée par une partie de l’opposition en faveur de l’ouverture d’un dialogue qu’elle souhaite plus inclusif afin d’aborder les principales questions politiques et sécuritaires du pays.
Un climat politique sous tension
Les déclarations de Prince Epenge interviennent alors que les appels au dialogue se multiplient au sein de la classe politique congolaise. Plusieurs acteurs plaident pour des concertations nationales afin de rechercher des solutions consensuelles aux défis sécuritaires, institutionnels et électoraux auxquels fait face la République démocratique du Congo.
À ce stade, les propos de l’opposant reflètent la position de son camp politique. Les autorités congolaises n’avaient pas, au moment de ces déclarations, réagi publiquement à ces affirmations.
La rédaction






















































































































































































































































































































































































































































































































































































































































