Kisangani de nouveau visée : le spectre du crime qui revient sur les lieux

L’attaque au drone visant l’aéroport de la ville martyre de Kisangani, attribuée au Rwanda, a provoqué une onde de choc à travers la République démocratique du Congo. Pour Prince Epenge, cadre du mouvement LAMUKA, il ne s’agit ni d’un incident isolé ni d’un simple acte militaire, mais bien d’un acte de terrorisme d’État criminel, lourd de symboles et de conséquences.

Revenir frapper Kisangani, ville marquée à jamais par les massacres et les crimes de guerre, revient selon lui à retourner délibérément sur un lieu de crime, avec une intention claire : semer la peur, défier la souveraineté congolaise et tester la capacité de résistance de la Nation.

Une accusation grave contre Kigali

Sans détour, Prince Epenge pointe la responsabilité du régime de Paul Kagame, qu’il accuse de poursuivre une stratégie d’agression permanente contre la RDC. L’utilisation de drones pour frapper une infrastructure civile stratégique constitue, à ses yeux, une violation flagrante du droit international et une escalade dangereuse dans un conflit déjà meurtrier.

« L’attaque au drone de l’aéroport de Kisangani par le Rwanda est un acte de pire terrorisme d’État criminel », martèle-t-il.

L’heure du sursaut patriotique

Face à cette nouvelle provocation, Prince Epenge lance un appel solennel à tous les patriotes congolais. Pour lui, le silence ou l’indifférence seraient une trahison de la mémoire des victimes et de l’avenir du pays.

« Tout patriote doit se lever et condamner », insiste-t-il.

Cet appel transcende les clivages politiques, idéologiques ou régionaux : la défense de la RDC doit primer sur toute autre considération.

Urgence d’un dialogue national pour faire front

Convaincu que la division interne affaiblit le pays face aux agressions extérieures, Prince Epenge plaide avec force pour un dialogue national urgent. Un cadre inclusif capable de fédérer les intelligences congolaises et de mutualiser les forces afin de relever, collectivement, le défi sécuritaire imposé par Kigali.

Selon lui, seule une union stratégique, lucide et patriotique permettra à la RDC de répondre efficacement aux menaces, de renforcer sa diplomatie et de consolider sa défense.

Un message clair : l’unité ou la vulnérabilité

À travers cette sortie musclée, Prince Epenge s’impose comme l’une des voix les plus fermes du camp patriotique. Son message est sans équivoque : la RDC ne peut plus se permettre la dispersion, ni sur le plan politique, ni sur le plan national.

Kisangani, encore une fois meurtrie, rappelle à la conscience collective congolaise que l’histoire n’est pas finie — et que l’unité nationale reste la meilleure arme face à l’agression.

Arnold TSHIMANGA

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