Kinshasa, 15 juin 2026 – À l’heure où le débat sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo s’intensifie, le Questeur adjoint du Sénat et sénateur du Maniema, Pascal Bitika, est sorti de son silence pour dénoncer ce qu’il qualifie de « campagne de manipulation » orchestrée à travers les réseaux sociaux contre la Chambre haute du Parlement.

Figure influente de l’Union sacrée de la Nation et proche collaborateur du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Pascal Bitika a tenu à rétablir ce qu’il considère comme la vérité face aux nombreuses spéculations entourant les travaux parlementaires liés à l’organisation d’un référendum.

Selon lui, des acteurs qu’il désigne comme des « ennemis de la République » diffusent délibérément de fausses informations dans le but de discréditer le Sénat et de semer la confusion au sein de l’opinion publique.

Le Sénat appelé à examiner le projet sur le référendum

Dans sa mise au point, le sénateur du Maniema a confirmé que les honorables sénateurs se réuniront ce lundi 15 juin 2026 afin d’examiner la question relative à l’organisation d’un référendum, un mécanisme démocratique qui permettrait au peuple congolais de se prononcer librement sur une éventuelle révision ou un changement de la Constitution.

Pour Pascal Bitika, il s’agit d’une démarche parfaitement conforme aux principes démocratiques et aux exigences de l’État de droit.

« Les honorables sénateurs siégeront afin d’examiner la question relative à l’organisation d’un référendum destiné à doter le pays d’un instrument juridique permettant au peuple, souverain primaire, de se prononcer librement sur une éventuelle révision ou un changement de la Constitution », a-t-il déclaré.

Une Constitution au service des réalités du moment

Le Questeur adjoint du Sénat rappelle qu’aucune Constitution n’est figée dans le temps et que toute loi fondamentale doit pouvoir évoluer en fonction des transformations de la société.

Selon lui, lorsqu’un texte constitutionnel ne répond plus pleinement aux aspirations du peuple ou aux nouvelles réalités politiques, économiques et sociales, des mécanismes légaux existent pour permettre son adaptation.

« Toute Constitution qui ne répond plus aux besoins évolutifs de la population ou aux nouvelles réalités politiques peut faire l’objet d’une modification ou d’un changement conformément aux mécanismes prévus par l’ordre juridique », a souligné le sénateur.

Cette position rejoint un courant de réflexion de plus en plus présent dans les sphères politiques et académiques du pays, où plusieurs voix plaident pour une adaptation du cadre institutionnel afin de répondre aux défis contemporains auxquels la RDC est confrontée.

Le peuple au centre du processus démocratique

Dans son intervention, Pascal Bitika a également insisté sur le rôle fondamental du peuple dans toute décision touchant à l’organisation de l’État.

Il a rappelé que la démocratie représentative repose sur le principe selon lequel les citoyens confient temporairement l’exercice du pouvoir à leurs élus, lesquels agissent en leur nom dans le respect de la Constitution et des lois de la République.

À ce titre, le Sénat exerce pleinement son mandat constitutionnel en examinant les textes qui lui sont soumis en seconde lecture.

« Dans une démocratie représentative, le peuple délègue l’exercice du pouvoir à ses élus, lesquels agissent en son nom et pour son compte. C’est dans ce cadre que le Sénat de la République démocratique du Congo exerce ses prérogatives constitutionnelles en statuant en seconde lecture sur les textes qui lui sont soumis », a expliqué Pascal Bitika.

Un appel à la vigilance face aux manipulations

Face à la multiplication des informations parfois contradictoires circulant sur les plateformes numériques, le sénateur invite les Congolais à faire preuve de discernement et à privilégier les canaux officiels d’information.

Pour ce cadre de l’Union sacrée, les débats relatifs à l’avenir institutionnel de la nation doivent se dérouler dans un climat de sérénité, de responsabilité et de respect des institutions républicaines.

Son intervention intervient dans un contexte où la question du référendum suscite de vives discussions au sein de la classe politique et de la société civile. Pour Pascal Bitika, au-delà des controverses, le véritable enjeu demeure le respect de la volonté populaire, seule source légitime de toute transformation constitutionnelle.

Le Sénat, garant du débat institutionnel

En prenant publiquement la parole, Pascal Bitika entend non seulement défendre l’image du Sénat, mais également rappeler le rôle central que joue la Chambre haute dans la consolidation de la démocratie congolaise. Son message se veut clair : les institutions de la République poursuivent leur mission dans le strict respect de la légalité, tandis que toute décision concernant l’avenir de la Constitution devra, en dernier ressort, revenir au peuple congolais.

À travers cette sortie médiatique, le sénateur du Maniema réaffirme ainsi son attachement aux valeurs démocratiques, à la souveraineté populaire et au bon fonctionnement des institutions, tout en mettant en garde contre les tentatives de désinformation susceptibles de fragiliser le débat républicain.

Arnold TSHIMANGA

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