Kinshasa, 19 avril 2026 – L’échec électoral enregistré au Sankuru continue de faire des vagues au sein de l’Union sacrée de la Nation. Au cœur de la tourmente : Augustin Kabuya, Secrétaire général de l’UDPS, dont la récente sortie médiatique suscite de vives réactions, notamment celle, tranchante et sans détour, du Professeur André Mbata Betukumesu Mangu, Secrétaire permanent de l’Union sacrée.
Après avoir porté un ticket battu lors des élections du gouvernorat du Sankuru, Augustin Kabuya semble avoir choisi la voie de la confrontation verbale. Dans une déclaration controversée, il accuse le Professeur André Mbata de ne jamais cotiser en faveur de l’UDPS, formation politique dont ce dernier est pourtant député national.
Une affirmation aussitôt balayée d’un revers de la main par le Professeur Mbata, qui n’a pas mâché ses mots :
« Un menteur né. Qui ne sait pas que comme Député national, on me retient 10% de mes émoluments depuis 2019 ? Ces 10% vont à l’UDPS. Qu’est-ce qu’il en fait ? Pourquoi n’organise-t-il pas le Congrès ? »
Par cette réplique incisive, André Mbata ne se contente pas de rétablir les faits : il met en lumière des zones d’ombre dans la gestion interne de l’UDPS, tout en exposant ce qui apparaît de plus en plus comme une fuite en avant de la part d’Augustin Kabuya.
Une double faute politique ?
Au-delà de la polémique financière, plusieurs observateurs dénoncent une posture jugée incohérente de la part du Secrétaire général de l’UDPS. En effet, en s’opposant au choix stratégique de la Haute Autorité politique de l’Union sacrée – le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo – Augustin Kabuya aurait pris le risque d’une fracture politique inutile, voire d’une véritable « double trahison » au sein de sa propre famille politique.
L’échec de son ticket au Sankuru apparaît ainsi comme la conséquence directe d’un manque d’alignement et de discipline politique, valeurs pourtant essentielles au sein de la majorité présidentielle.
Mbata, la constance et la rigueur d’un homme d’État
Face à cette agitation, le Professeur André Mbata se distingue par sa constance, sa rigueur et sa loyauté indéfectible envers les institutions et la vision du Chef de l’État. Juriste émérite, stratège politique respecté et artisan discret mais efficace de la cohésion au sein de l’Union sacrée, il incarne une certaine idée de la responsabilité politique.
Sa réponse, à la fois ferme et documentée, renforce son image d’homme attaché à la vérité et à la transparence, loin des déclarations hasardeuses dictées par l’émotion ou la défaite.
Une communication de diversion ?
Pour de nombreux analystes, la sortie médiatique d’Augustin Kabuya s’apparente davantage à une tentative de diversion visant à détourner l’attention de son revers électoral. En s’attaquant à une figure aussi crédible que le Professeur Mbata, il prend le risque de fragiliser davantage sa propre position, déjà mise à mal par les récents événements.
Conclusion : le poids des mots face à la réalité des faits
Dans un contexte politique où la cohérence et la discipline sont plus que jamais attendues, cette passe d’armes révèle un contraste saisissant entre deux styles : d’un côté, une communication jugée approximative et défensive ; de l’autre, une posture affirmée, adossée à des faits vérifiables.
Au Sankuru comme à Kinshasa, une certitude se dégage : en politique, les faits finissent toujours par rattraper les discours.
Arnold TSHIMANGA






























































































































































































































































































































































































































































































































































































