Kinshasa, 11 décembre 2025 — Le Vice-premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a présenté ce jeudi au Sénat, au nom de la Première ministre Judith Suminwa, le projet de loi de finances pour l’exercice 2026. Un document ambitieux, porté par une vision claire : faire de la RDC un État capable de financer son propre développement à travers des réformes structurelles profondes et une discipline budgétaire renforcée.

Un budget en forte croissance dans un contexte stabilisé

Le VPM du Budget a rappelé que le projet de loi de finances a été ajusté en collaboration avec le Fonds Monétaire International (FMI), et porte désormais le budget global à 22 milliards USD, contre 20 milliards dans sa version initiale. Cette augmentation de 15,5 % est le reflet d’une amélioration notable du cadre macro-économique, marquée par la stabilisation du taux de change et le ralentissement de l’inflation.

Réformes et investissements massifs au cœur du dispositif

Adolphe Muzito a souligné que ce budget se distingue par une batterie de réformes structurelles : digitalisation des procédures, modernisation de la TVA, guichet unique pour micro-entreprises, élargissement de l’assiette fiscale, assainissement du fichier de paie, etc. Ces réformes visent à accroître les recettes, tout en améliorant la qualité des dépenses publiques.

À ce titre, 36 % du budget général, soit 7 milliards USD, sont alloués aux dépenses d’investissement, incluant notamment les fonds de péréquation. Une enveloppe exceptionnelle de 2 milliards USD est aussi réservée aux transferts et subventions, en hausse de 63 %, pour soutenir les entreprises publiques, la recherche, les subventions pétrolières et la prise en charge des conseillers communaux.

Vers une souveraineté budgétaire

Dans une perspective triennale, le Gouvernement projette une pression fiscale de 12 % en 2026, 13 % en 2027 et 15 % en 2028, pour atteindre 17 % d’ici 2030, la moyenne en Afrique subsaharienne. Cette dynamique permettra à la RDC de financer, sur fonds propres, la défense, la sécurité, les salaires publics et les grandes infrastructures.

Des impacts directs sur la vie du citoyen

Le VPM Muzito a conclu que si cette trajectoire est maintenue, le revenu annuel par habitant pourrait dépasser 1 000 USD d’ici 2030, soit une amélioration significative des conditions de vie du Congolais moyen, dont le revenu journalier passerait de moins de 2 USD à plus de 3 USD.

Avec ce budget 2026, le Gouvernement congolais veut bâtir un “Congo de grandeur”, souverain, solidaire et résolument tourné vers l’avenir.

Arnold TSHIMANGA

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