Kananga, 26 novembre 2025 – Ce mercredi, l’enceinte de l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central a résonné d’un souffle nouveau. À travers un discours d’une rare profondeur, l’honorable Guy Sabangu Kashala, élu président de cette institution, a marqué les esprits, affirmant d’emblée son style : rassembleur, humain, enraciné.

Un fils de la province qui connaît la maison

Guy Sabangu n’est pas un homme parachuté. Il connaît le Kasaï-Central jusque dans ses replis les plus profonds. Ancien collaborateur dans plusieurs cabinets ministériels provinciaux, il a vu la province de l’intérieur, ses douleurs, ses lenteurs, ses espoirs. Cette expérience, loin de l’endurcir, semble l’avoir adouci et rendu lucide. Son élection à la tête de l’Assemblée est l’aboutissement d’un parcours fait de loyauté, de service discret et de fidélité aux institutions.

Un ton juste, une parole forte

Son allocution n’a pas été une célébration personnelle, mais un appel à l’éveil collectif. « L’heure n’est plus aux discours… Notre peuple a besoin de vivre, de manger, de croire », a-t-il lancé d’un ton grave. L’émotion était palpable dans la salle lorsqu’il évoqua le Conclave de Thabor, ce moment de guérison politique où les députés ont choisi le pardon et l’unité au lieu de la division.

« Nous avons pleuré ensemble… et choisi de fumer le calumet de la paix », a-t-il déclaré. Plus qu’une phrase : un symbole fort du changement de ton qu’il souhaite imprimer.

Un président rassembleur au service de tous

Dans un style humble mais ferme, Guy Sabangu a clairement indiqué sa posture : « Je ne serai pas au-dessus de vous. Je serai avec vous. » À travers ces mots, il tend la main à tous les camps politiques et offre une présidence inclusive, basée sur l’écoute, le respect et la coresponsabilité.

Son message budgétaire, centré sur l’humain, place les agriculteurs, les élèves, les patients et les oubliés au cœur des priorités. Il ne parle pas de chiffres, mais de dignité, de justice sociale et de transformation réelle. Un ton rare dans une classe politique souvent déconnectée.

Un espoir légitime

À la fin de son discours, c’est une salle émue qui s’est levée. Pas seulement pour applaudir un président, mais pour saluer une vision, un homme, une posture.

Le Kasaï-Central tient peut-être là un président qui connaît ses réalités, comprend ses douleurs et ose croire à sa renaissance.

Arnold TSHIMANGA

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