Kinshasa – Le président du Conseil national de suivi de l’Accord et du processus électoral (CNSA), Joseph Olenghankoy, a estimé qu’aucun dialogue politique en République démocratique du Congo ne pourrait être qualifié de véritablement inclusif sans la participation de l’ensemble des principaux acteurs concernés par la crise politique et sécuritaire.

Dans une déclaration rendue publique, Joseph Olenghankoy a affirmé que toute initiative de dialogue devrait associer, entre autres, les dirigeants de l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23), le Président honoraire Joseph Kabila, les opposants politiques vivant en exil, ainsi que d’autres acteurs privés de liberté.

Un appel à une participation élargie

Pour Joseph Olenghankoy, la réussite d’un dialogue national repose sur la présence de toutes les parties prenantes. Selon lui, l’exclusion de certains acteurs majeurs risquerait de compromettre la crédibilité des discussions ainsi que les chances d’aboutir à des solutions durables aux différentes crises auxquelles fait face la République démocratique du Congo.

Il soutient qu’un processus réellement inclusif devrait offrir un cadre permettant à chaque composante concernée d’exprimer ses préoccupations et de contribuer à la recherche d’un consensus national.

Le débat sur l’inclusivité relancé

Cette prise de position intervient dans un contexte où les appels au dialogue continuent d’alimenter le débat politique en RDC. La question de la représentativité des participants demeure l’un des principaux enjeux des initiatives visant à restaurer la paix, renforcer la cohésion nationale et consolider la stabilité institutionnelle.

Les déclarations de Joseph Olenghankoy devraient ainsi nourrir les discussions sur les modalités d’organisation d’un éventuel dialogue national et sur les conditions nécessaires pour garantir son efficacité.

Un enjeu majeur pour la paix et la stabilité

Alors que le pays demeure confronté à d’importants défis sécuritaires, particulièrement dans sa partie orientale, la perspective d’un dialogue inclusif continue de susciter des réactions au sein de la classe politique et de la société civile.

Reste à savoir si cet appel à une participation élargie trouvera un écho favorable auprès des différents acteurs concernés et des autorités compétentes, dans la recherche d’une solution consensuelle aux défis politiques et sécuritaires de la République démocratique du Congo.

La rédaction

Laisser un commentaire