RDC — Le processus de dialogue national voulu par le Président Félix Tshisekedi continue de prendre forme. Après l’adresse à la Nation du 27 août dernier et la mise en place, le 11 septembre, du cadre organisationnel du processus, le ministre de la Communication et porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, estime que la République démocratique du Congo se trouve désormais engagée sur une trajectoire destinée à rechercher la paix, renforcer la cohésion nationale et poser les bases d’une refondation de l’État.

S’exprimant à l’occasion de la Journée de la paix de la Commission Justice et Paix, Patrick Muyaya a rappelé que le discours présidentiel du 27 août avait, selon lui, déjà tracé la voie vers un dialogue national consacré à la paix, à la cohésion et à la refondation de l’État.

Pour le porte-parole du Gouvernement, la dynamique enclenchée est désormais appelée à se poursuivre avec la participation des différentes composantes de la société congolaise.

Une dynamique présentée comme « irréversible »

À la lumière du discours présidentiel du 27 août et de l’ordonnance du 11 septembre, Patrick Muyaya considère que le processus est désormais entré dans une nouvelle phase.

Il affirme que cette dynamique doit permettre aux participants au dialogue de poser les bases d’un Congo refondé, en abordant de manière globale les difficultés qui se posent à la nation.

Cette orientation rejoint le schéma présenté publiquement autour d’un dialogue national devant rechercher des réponses aux différentes crises que traverse la RDC. Des informations publiques font état d’un processus appelé à partir des consultations à la base avant de converger vers une phase nationale à Kinshasa.

Muyaya, Fayulu et Mushobekwa autour de la même table

La question du dialogue a également été abordée lors d’un panel auquel Patrick Muyaya a pris part aux côtés des Honorables Martin Fayulu et Marie-Ange Mushobekwa.

Une configuration qui donne une dimension particulière aux échanges, dans un contexte où le projet de dialogue national suscite des prises de position diverses au sein de la classe politique congolaise.

Pour Muyaya, l’enjeu dépasse ainsi la seule organisation matérielle du dialogue. Il s’agit également de créer les conditions politiques permettant une participation plus large à la recherche d’une solution aux crises nationales.

« Décrisper » le climat politique

Dans son intervention, le ministre de la Communication insiste également sur la nécessité d’une décrispation du climat politique.

Selon lui, le Président de la République n’a pas seulement posé le cadre destiné à organiser le dialogue. Il a également ouvert la voie à la participation de ceux que les crises et les événements de l’histoire récente du pays ont conduits à se tenir à distance de l’unité nationale.

Cette perspective est présentée comme une volonté de créer un espace où différents acteurs congolais pourraient prendre part aux discussions sur l’avenir du pays.

Paix oui, impunité non

Mais Patrick Muyaya établit une distinction claire entre la recherche de la paix et la question de la justice.

Pour lui, le dialogue ne doit pas devenir un mécanisme consacrant l’impunité. L’enjeu consiste plutôt à concilier deux impératifs : offrir une possibilité de retour vers la paix à ceux qui renoncent sincèrement à la violence, tout en maintenant la justice pour les victimes.

«« Ouvrir le chemin de la paix à celles et ceux qui renoncent sincèrement à la violence et garantir la justice à celles et ceux qui en ont été les victimes. »»

Une ligne qui place la question de la justice au cœur de la démarche, parallèlement à la recherche d’une sortie politique aux crises qui affectent le pays.

De la base vers le sommet

Autre élément mis en avant par Patrick Muyaya : le dialogue devra, selon lui, partir de la base pour remonter vers le sommet.

L’objectif affiché est de permettre une discussion aussi large que possible sur les défis auxquels la RDC est confrontée, sans limiter les échanges à une seule dimension politique.

Sécurité, cohésion nationale, gouvernance, justice, fonctionnement de l’État et autres préoccupations nationales pourraient ainsi être abordés dans le cadre de cette démarche.

Une nouvelle séquence politique

Avec l’adresse présidentielle du 27 août et l’ordonnance du 11 septembre, le dialogue national est entré dans une nouvelle séquence. Le débat reste toutefois marqué par des positions divergentes entre acteurs politiques sur son format, son organisation et les conditions de participation.

Dans ce contexte, le message de Patrick Muyaya met l’accent sur une ambition : transformer le dialogue en un espace de recherche de paix, de cohésion nationale et de refondation de l’État, sans dissocier cette démarche de l’exigence de justice pour les victimes.

Pour le porte-parole du Gouvernement, le véritable enjeu sera désormais de faire de cette dynamique un processus capable de rassembler les Congolais autour des réponses aux défis majeurs qui se posent à la République démocratique du Congo.

La rédaction

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