Ce lundi 5 mai 2025, la République démocratique du Congo s’est jointe à la communauté internationale pour célébrer la Journée mondiale de la liberté de la presse. À Kinshasa, l’événement a rassemblé les professionnels des médias en présence du président de la République, Félix Tshisekedi, autour du thème national : « Le journaliste congolais face au défi de l’intelligence artificielle. Information et désinformation en temps de guerre d’agression rwandaise. »
À cette occasion, Christian Bosembe, président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), a livré une allocution marquante, mettant en garde contre l’usage de l’intelligence artificielle dans les conflits contemporains.
« L’intelligence artificielle est une arme de guerre numérique. La guerre de l’information en temps de guerre n’est plus menée avec des tracts et des affiches comme le renseigne l’histoire. Aujourd’hui, elle est menée sur les réseaux sociaux, par des vidéos, des textes générés par des intelligences artificielles », a-t-il déclaré.
Il a insisté sur la nécessité pour les journalistes congolais de développer une vigilance accrue face à la désinformation, tout en appelant à une éthique renouvelée dans le traitement de l’information à l’ère numérique.
Hommage à Félix Tshisekedi
Dans un ton plus politique, Christian Bosembe a salué les efforts du chef de l’État en matière de respect de la liberté de la presse :
« Sous votre mandat, aucun journaliste n’a été tué. Aucun journaliste n’a été arrêté ni torturé en raison de ses opinions. Aucune rédaction n’a été saccagée. Aucune chaîne n’a été fermée sur ordre des services », a-t-il souligné.
Ce vibrant hommage marque une rupture symbolique avec les années de répression que les médias congolais ont parfois connues. Pour Christian Bosembe, cela démontre une volonté claire du régime actuel de garantir un espace médiatique libre et pluraliste.
Tensions internes au CSAC
Interpellé sur les critiques internes émanant de certains membres du CSAC réclamant son départ, Christian Bosembe a répliqué avec fermeté :
« Je ne suis pas un tyran, je ne suis pas un dictateur », a-t-il déclaré, défendant son bilan à la tête de l’institution.
Cette journée a donc été à la fois un moment de réflexion sur l’avenir du journalisme face à l’intelligence artificielle, mais aussi une tribune pour affirmer des positions politiques fortes dans un contexte national et régional tendu.






























































































































































































































































































































































































































































































































































































