Sud-Ubangi, 17 avril 2026 — Dans un geste à la fois politique et institutionnel, le Président de l’Assemblée provinciale du Sud-Ubangi, l’honorable Adolphe Likundu Malachie, a décidé de rapporter la décision n°010/AP/S.UB/BUP/2026, initialement prise le 10 avril dernier, portant sur l’interdiction provisoire d’accès aux installations de l’organe délibérant provincial.
Cette décision, rendue publique à travers un acte officiel signé le 17 avril 2026, s’inscrit dans une dynamique de conformité aux engagements politiques pris au sein de l’Union Sacrée de la Nation, ainsi qu’à l’exigence de loyauté envers la Haute Autorité politique du pays.
Un revirement stratégique dicté par l’intérêt supérieur
Selon les termes de la décision n°004/AP/S.UB/BUP/RTE/2026, le Bureau permanent de l’Assemblée provinciale justifie ce revirement par la nécessité de préserver un climat de paix sociale dans la province, tout en respectant les décisions judiciaires en vigueur. Le document évoque également les orientations de la Haute hiérarchie politique comme facteur déterminant dans cette reconsidération.
Ce repositionnement stratégique intervient dans un contexte marqué par des tensions politiques locales, où les mesures d’interdiction avaient suscité interrogations et crispations au sein de la classe politique provinciale.
Cap sur la reprise des activités parlementaires
Au-delà de l’annulation de la mesure restrictive, le Bureau permanent réaffirme sa volonté ferme de convoquer une séance plénière dans les plus brefs délais. Objectif : permettre l’exécution des décisions judiciaires notifiées et relancer le fonctionnement normal de l’institution.
L’article 3 de la décision charge le Vice-Président ainsi que les services de sécurité d’assurer l’application stricte de cette nouvelle orientation, effective dès sa signature.
Entre discipline politique et respect des institutions
En rapportant cette décision, le Président de l’Assemblée provinciale du Sud-Ubangi envoie un signal fort : celui de l’alignement sur la ligne politique nationale incarnée par l’Union Sacrée, tout en tentant de concilier les impératifs institutionnels et juridiques.
Ce geste, perçu par certains comme un acte de responsabilité, pourrait contribuer à décrisper le climat politique dans la province, à condition que les engagements pris se traduisent concrètement dans les jours à venir.
Arnold TSHIMANGA






























































































































































































































































































































































































































































































































































































