Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux et parvenue à notre rédaction ce jeudi 17 avril, Yves Kisombe, leader du mouvement Sursaut Patriotique en République démocratique du Congo et vice-président du mouvement centriste congolais LE CENTRE, s’en est vivement pris au tandem CENCO-ECC, qu’il accuse de mener des actions politiques déguisées sous couvert de médiation.

Connu pour ses prises de position tranchées et son attachement aux causes patriotiques, Yves Kisombe s’est montré très critique envers les récentes initiatives conjointes de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC). Il les soupçonne de chercher à affaiblir l’autorité du président Félix Tshisekedi en entretenant, selon lui, des relations ambigües avec les « ennemis de la République ».

« Le couple CENCO-ECC s’improvise médiateur sans mandat, dans un contexte hautement sensible où notre pays est déjà fragilisé par l’occupation rwandaise dans l’Est », a-t-il déclaré. Pour lui, ces rencontres – dont certaines seraient tenues avec des acteurs hostiles au pouvoir en place – n’apportent aucune solution à la crise actuelle, mais contribuent plutôt à conforter les ennemis du Congo dans leur stratégie.

Yves Kisombe va plus loin en qualifiant ces démarches d’« irresponsables », estimant qu’elles minent les efforts des institutions républicaines et exposent davantage le pays à l’instabilité. « Au lieu de renforcer l’unité nationale face à l’agression étrangère, le couple CENCO-ECC adopte une posture qui fragilise le leadership du président Tshisekedi », a-t-il dénoncé.

Cette sortie médiatique de l’un des leaders de l’opposition centriste relance le débat sur le rôle des confessions religieuses dans la vie politique congolaise. Alors que la société civile attend d’elles une contribution neutre et constructive, certains acteurs politiques y voient une immixtion jugée parfois partisane.

L’intervention de Kisombe intervient dans un climat national tendu, marqué par les défis sécuritaires à l’Est du pays et des rivalités politiques croissantes à l’approche d’échéances électorales internes au sein de plusieurs institutions.

Arnold TSHIMANGA .

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