La tempête politique s’abat sur le bureau du Sénat. À peine 23 heures après sa sortie médiatique très commentée sur la question du changement de la Constitution, l’honorable Modeste Bahati Lukwebo, deuxième vice-président de la chambre haute du Parlement, se retrouve dans la tourmente. Une motion de défiance vient d’être initiée contre lui par le sénateur Dany Kabongo Bondanya.
Cette initiative parlementaire intervient à la suite des déclarations de Bahati Lukwebo s’opposant publiquement à l’idée d’une révision ou d’une modification de la Constitution de la République démocratique du Congo, une question qui alimente de plus en plus le débat politique national.
Des propos jugés contraires à la ligne de l’Union sacrée
Selon le sénateur Kabongo, les déclarations du deuxième vice-président du Sénat seraient non seulement en décalage avec la ligne politique de l’Union sacrée de la nation, mais également empreintes d’un manque de respect à l’égard du chef de l’État, Félix Tshisekedi.
Pour l’initiateur de la motion, un membre du bureau du Sénat ne peut se permettre des prises de position publiques qui, selon lui, fragiliseraient la cohésion de la majorité présidentielle. Il estime que les propos de Bahati Lukwebo pourraient semer la confusion au sein de la famille politique au pouvoir.
« Le problème de la RDC n’est pas la Constitution »
Lors de sa conférence de presse, Modeste Bahati Lukwebo avait pourtant tenu un discours clair : pour lui, la Constitution congolaise n’est pas un frein au développement du pays. Le véritable problème, a-t-il soutenu, résiderait plutôt dans la manière dont les dirigeants appliquent les textes.
« Le problème de la RDC n’est pas la Constitution, mais les hommes chargés de la mettre en œuvre », a-t-il affirmé en substance, plaidant pour une meilleure gouvernance plutôt que pour une réforme constitutionnelle.
Une bataille politique qui s’annonce au Sénat
La motion de défiance annoncée par le sénateur Dany Kabongo Bondanya pourrait ouvrir un nouvel épisode de tensions politiques au sein de la chambre haute du Parlement. L’élu promet d’ailleurs de revenir très prochainement avec d’autres griefs afin d’étayer sa démarche visant à obtenir la destitution de Bahati Lukwebo du bureau du Sénat.
Si elle aboutit, cette initiative constituerait un sérieux revers politique pour celui qui demeure une figure influente de la majorité et un acteur majeur de la scène politique congolaise.
Dans un contexte où la question de la révision constitutionnelle divise profondément la classe politique, cette affaire pourrait bien transformer le Sénat en un nouveau théâtre d’affrontements politiques, révélant au grand jour les fissures au sein même de la majorité au pouvoir.
La rédaction
















































































































































































































































































































































































































































































































































































































