Kinshasa, 18 novembre 2025 – Dans un discours empreint de gravité et de mise en garde, Martin Fayulu, à la tête de l’opposition via l’ECIDE, a appelé le Président Tshisekedi à convenir sans délai d’un dialogue national, sous peine de tenir l’exécutif responsable d’une possible balkanisation de la République Démocratique du Congo (RDC), évoquant notamment les figures de Paul Kagame et Joseph Kabila.
Une critique sans concession
« Monsieur Tshisekedi, au nom de notre peuple, meurtri mais toujours debout, je vous invite à convoquer sans délai le dialogue national, sinon l’histoire vous tiendra responsable de la balkanisation du Congo », a lancé Fayulu lors de son allocution. Le président de l’ECIDE a ainsi positionné sa formation politique en vigie de l’unité nationale.
Un accord-cadre jugé insuffisant
Fayulu a vivement critiqué l’accord‑cadre signé le 15 novembre 2025 à Doha (Qatar). « J’affirme haut et fort que cet accord ne saurait constituer la base d’un accord de paix durable », a-t‑il affirmé, estimant que les discussions devaient se limiter à la mise en œuvre intégrale de la Résolution 2773 des Nations‑Unies et à la définition d’un cessez‑le‑feu. Selon lui, toute autre approche risquerait de mener à « une abdication » mettant « en péril l’avenir de nos enfants ».
Appel à la mobilisation nationale
« Peuple congolais, c’est maintenant que se joue notre avenir. C’est maintenant que chacun doit se lever pour défendre ce qui reste la valeur sacrée de notre histoire : l’intégrité territoriale du Congo », a conclu Fayulu, invitant à la vigilance et à l’engagement citoyen.
Analyse : un tournant pour l’opposition
Le discours de Martin Fayulu marque un renforcement de la ligne critique de l’opposition vis‑à‑vis de l’exécutif. En accusant directement le chef de l’État de responsabilité historique, il inscrit l’ECIDE dans un rôle de sentinelle de l’unité nationale.
Par ailleurs, ses reproches à l’encontre de l’accord de Doha ouvrent un vaste débat sur la stratégie congolaise de paix et de sécurité, ainsi que sur les modalités de dialogue véritable à l’échelle nationale.
Arnold TSHIMANGA

























































































































































































































































































































































































































































































































































