En mission officielle à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, le ministre congolais de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a été interrogé le 18 avril 2025 par la Radiotélévision Nationale Congolaise (RTNC) au sujet de la récente déclaration de Massad Boulos, conseiller principal de l’administration Trump pour l’Afrique. Réagissant à cette sortie médiatique, le porte-parole du gouvernement congolais a salué la position claire des États-Unis concernant le rôle du Rwanda dans la crise sécuritaire qui secoue l’Est de la République Démocratique du Congo.

« Nous avons fait beaucoup de progrès, que ce soit au plan militaire d’abord, parce que si vous avez vu la guerre monter en autant d’intensité, c’est parce que les Rwandais, jamais ils n’ont autant perdu d’hommes dans la crise dans l’Est de la RDC depuis 30 ans. Aujourd’hui, si vous regardez le coût de la guerre, je crois que le Rwanda est asphyxié et l’attitude du président Kagame en dit long », a affirmé Patrick Muyaya.

Le ministre s’est ensuite appuyé sur les propos fermes de l’émissaire américain : « Hier, vous avez suivi sûrement les propos du conseiller principal de l’administration Trump pour l’Afrique, Massad Boulos. Ce qui a été très clair. Il a dit que les Rwandais doivent sortir leurs troupes de la RDC et qu’ils devaient cesser de soutenir le M23. Il a été tellement clair que je crois que c’est tout ce qui s’est dit au plan diplomatique et tout ce qui s’est fait ».

Ce positionnement des États-Unis, selon Patrick Muyaya, est un signal fort qui confirme l’efficacité de la diplomatie congolaise sur le plan international. Pour le ministre, les victoires enregistrées sur le terrain militaire comme dans les cercles diplomatiques traduisent un isolement croissant du Rwanda, désormais mis face à ses responsabilités dans la déstabilisation de la région.

Pour rappel, Massad Boulos a non seulement demandé le retrait des forces rwandaises de la RDC, mais a également évoqué une avancée notable dans le processus de signature d’un partenariat entre les États-Unis et la République Démocratique du Congo. Un engagement qui pourrait renforcer davantage la position de Kinshasa sur la scène régionale et internationale.

Arnold TSHIMANGA.

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