Kinshasa, samedi 31 janvier —
Le microcosme politique congolais est actuellement secoué par ce que l’analyste et acteur politique Ardent Kabambi qualifie de retournement spectaculaire de veste. En ligne de mire : Claude Ibalanky, ancien Coordonnateur du Mécanisme national de suivi de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, dont le récent positionnement politique suscite interrogations, indignation et inquiétude.

Dans une tribune sans concession, Ardent Kabambi s’interroge ouvertement : s’agit-il d’une option politique mûrement réfléchie ou d’un simple réflexe alimentaire d’un acteur politique aigri ?

Une déception profonde face à une élite politique en perte de repères

D’un ton ferme et assumé, Ardent Kabambi exprime une émotion mêlée de déception face à l’attitude de certains fils du pays qui, après avoir bénéficié des faveurs du pouvoir, choisissent de s’y opposer non pas par conviction, mais par calcul personnel.
Selon lui, ces ralliements tardifs traduisent moins une revendication idéologique qu’une volonté de repositionnement opportuniste, motivée par la recherche d’intérêts égoïstes.

Dialogue national : une illusion désormais compromise

Autrefois défenseur d’un dialogue national inclusif, Ardent Kabambi se montre aujourd’hui catégorique : cette option est désormais vouée à l’échec.
Il pointe du doigt la mauvaise foi manifeste d’une classe politique en fin de cycle, incapable de se remettre en question et appelée, selon lui, à disparaître. Dans ce contexte, toute perspective de cohésion nationale apparaît sérieusement compromise.

Une classe politique sévèrement mise en accusation

L’analyste politique ne mâche pas ses mots. Il dresse le constat d’un échec total de la classe politique congolaise, qu’il accuse de trahison répétée envers la nation.
Pour Ardent Kabambi, cette élite n’a plus rien à offrir au pays, si ce n’est une collaboration assumée ou tacite avec l’ennemi, au détriment de l’intérêt national.

Le spectre du Rwanda et la tragédie de l’Est congolais

L’un des passages les plus forts de la tribune concerne la situation sécuritaire à l’Est de la République démocratique du Congo.
Ardent Kabambi établit un lien direct entre certaines manœuvres politiques internes et la volonté de se refaire une place sous le soleil, non pas sous la bénédiction nationale, mais sous la malédiction du Rwanda, pays agresseur.

Face aux souffrances des populations civiles — femmes, enfants, victimes des exactions de l’AFC/M23, morts, blessés et répressions sanglantes toujours en cours — l’analyste refuse désormais le silence.

Un appel solennel à la vigilance nationale

En conclusion, Ardent Kabambi lance un appel pressant à la vigilance tous azimuts.
Il interpelle d’abord les services de sécurité et les forces de défense, avant de s’adresser à chaque citoyen congolais, les exhortant à préserver l’identité sécuritaire nationale, socle de la fierté et de la souveraineté du pays.

Arnold TSHIMANGA

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