M23 : L’ultime sursaut avant l’effondrement
La prise de Walikale par le M23 n’est pas un signe de force, mais bien un baroud d’honneur ;
Un coup de bluff , une gesticulation désespérée d’un mouvement aux abois ; Comme un boxeur sonné qui balance des coups dans le vide , cette rébellion made in Rwanda tente d’exister encore un instant avant son effondrement inéluctable.
Face à la pression militaire et diplomatique croissante, il tente désespérément de s’imposer comme un interlocuteur incontournable.
Mais , la réalité est toute autre : l’étau se resserre .
Depuis plusieurs mois, les condamnations internationales se multiplient contre l’occupation des territoires congolais. Les sanctions commencent à affecter l’économie rwandaise . Paul Kagame si prompt à bomber le torse commence à parler de serrer la ceinture à son peuple. Qui l’eût cru ?
Son absence remarquée au sommet de Luanda pour enfin rencontrer le Président Félix Tshisekedi à Doha illustre son affaiblissement. En acceptant un cessez-le-feu immédiat, il reconnaît tout ce que tout le monde connaît . Il est au cœur de cette agression.
Pour masquer cette évidence, le M23 tente de prendre ses distances en rejetant le cessez-le-feu. Mais qui peut croire à une réelle autonomie de ce mouvement ? Son destin est intimement lié au Rwanda : si Kigali se retire, le M23 s’effondre. La prise de Walikale est donc une opération de façade, un acte désespéré pour brouiller les pistes et masquer la réalité d’une défaite imminente ;
Tenter de forcer Kinshasa à accepter des négociations directes. Raté ! Au départ considéré comme naïf, les faits ont fini par démontrer que Félix Tshisekedi n’est pas de ceux qu’on fait plier sous la pression . Surtout que dorénavant dans cette crise, il est aux manettes.
Le deal est simple . Soit Kagame lâche prise , soit il s’entête et finit par se brûler lui-même. Les américains qui ont de grands intérêts économiques dans la région ne tolèreront pas indéfiniment une insécurité qui menace leurs ambitions.
Contrairement à 1997, la RDC n’est plus un État fragilisé et isolé. À l’époque, le maréchal Mobutu, affaibli et abandonné par ses alliés, avait vu le Zaïre s’effondrer sous l’assaut de plusieurs pays africains, soutenus par des puissances occidentales.
Aujourd’hui, la situation est bien différente. Le Président Félix Tshisekedi est debout, légitime et actif sur tous les fronts. Le Rwanda seul , privé de soutien militaire et financier extérieur, ne peut espérer imposer sa loi sur un territoire aussi vaste que la RDC.
Même les adversaires du chef de l’État commencent à reconnaître que dans cette crise, Fatshi a pris les rênes. L’idée d’une transition sans lui et l’ironie qui s’en suivait s’efface peu à peu, tandis que le M23 se rapproche inexorablement de son crépuscule.
Même dans notre propre camp , ceux qui l’avaient bouclé croyant à la chute imminente du régime ont repris du poil de la bête. Déjà séché après la prise de Goma et de Bukavu par l’ennemi et avant l’interpellation du Chef à la cité de l’ UA , les médias sont de nouveau inondés. Toutes les provinces vibrent au rythme de la mobilisation contre les agresseurs. Les appels à la jeunesse pour rejoindre l’armée pleuvent…C’est une preuve que tout le monde est maintenant rassuré que le M23 ne vivra plus que ce que vivent les roses, l’espace d’un matin.
L’histoire l’a prouvé : aucune occupation étrangère ne peut tenir indéfiniment face à la détermination d’un peuple.
A luta continua mas a victoria é certa.

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