Kinshasa, le 30 septembre 2025 — Le Front Commun pour le Congo (FCC) s’est engagé dans une prise de position forte à la suite de la condamnation prononcée contre son Autorité Morale. Par un communiqué officiel de sa cellule de crise, le FCC accuse le régime en place de restaurer une dictature par la manipulation de la justice et appelle ses partisans à la résistance.

Une lecture politique de la justice instrumentalisée

Depuis près de quatre ans, le FCC accuse le pouvoir de recourir à la justice et aux forces publiques à des fins partisanes, sans jamais être contredit dans les faits. Le communiqué indique que la condamnation de son leader était attendue :

« Chronique d’un meurtre annoncé… écrite par celui qui, se rêvant en monarque absolu, a fait le pari de gouverner par la terreur. »

La coalition politique y voit un acte symbolique majeur :

« Il ne s’agit pas seulement de condamner un homme, ancien président, mais de frapper l’État de droit et les conquêtes démocratiques ».

Un appel à la lutte jusqu’à la tyrannie vaincu

Refusant la sentence, le FCC affirme son intention de combattre sans relâche cette condamnation qu’il juge « illégale de bout en bout ». Pour ses membres, la seule issue est la victoire sur la tyrannie, un combat qu’ils défendent comme un devoir constitutionnel.

Signé par Raymond Tshibanda N’Tungamulongo, président de la cellule de crise, le communiqué réaffirme la position intransigeante du FCC :

« Cette condamnation est inacceptable. Elle sera combattue avec détermination. Jusqu’à ce que la tyrannie soit vaincue. »

Enjeux politiques et contexte

Cette sortie publique intervient dans un contexte déjà tendu entre le FCC et l’Union Sacrée au pouvoir, avec des accusations récurrentes de dérive autoritaire. Le FCC, historiquement lié à Joseph Kabila, joue désormais un rôle d’opposant actif face aux mesures perçues comme un recul des libertés.

Selon des sources médiatiques, des réactions diverses se dessinent dans les milieux diplomatiques et politiques quant à la légalité et la légitimité de cette procédure judiciaire. Certains qualifient déjà le verdict de « politique ».

Arnold TSHIMANGA

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