À Kinshasa, le gouvernement réaffirme son engagement pour éradiquer les violences basées sur le genre

La lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) demeure une priorité majeure du Gouvernement de la République démocratique du Congo. Cette volonté politique a été une nouvelle fois réaffirmée mercredi à Kinshasa, lors d’un atelier de formation des professionnels des médias organisé autour du thème : « Journalisme et violences à l’égard des femmes : le cas espagnol ».

Cette rencontre, qui a réuni journalistes, communicateurs, acteurs de la société civile ainsi que plusieurs partenaires engagés dans la défense des droits des femmes, s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation et de responsabilisation des médias face au phénomène des violences faites aux femmes, devenu un véritable enjeu de société.

Prenant la parole à cette occasion, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a insisté sur la détermination du Gouvernement congolais à mettre fin à toutes les formes de violences dirigées contre les femmes et les jeunes filles.

« Aujourd’hui nous continuons à travailler pour que toutes ces violences à l’égard des femmes cessent et pour que ceux qui sont responsables de ces violences puissent être traduits en justice. Je crois que ça c’est l’un des piliers principaux », a déclaré Patrick Muyaya.

Patrick Muyaya appelle les médias à jouer un rôle de premier plan

À travers son intervention, le ministre a mis en avant le rôle stratégique des médias dans la prévention, la dénonciation et la lutte contre les violences basées sur le genre. Pour Patrick Muyaya, les journalistes ne doivent pas seulement informer, mais aussi contribuer à transformer les mentalités et à promouvoir une culture du respect des droits humains.

Dans un contexte où les violences contre les femmes continuent d’affecter plusieurs couches de la société congolaise, le porte-parole du Gouvernement a plaidé pour un journalisme responsable, sensible aux questions de genre et capable de donner une voix aux victimes souvent réduites au silence.

Cet atelier apparaît ainsi comme un cadre d’échange et de renforcement des capacités visant à doter les professionnels des médias d’outils nécessaires pour traiter avec rigueur et humanité les questions liées aux violences faites aux femmes.

Une coopération internationale pour renforcer la protection des femmes

Le thème choisi, inspiré du modèle espagnol, traduit également la volonté des organisateurs de s’appuyer sur des expériences internationales réussies afin d’améliorer les mécanismes de prévention et de prise en charge des victimes en RDC.

Face à la recrudescence des violences sexuelles et psychologiques dans certaines régions du pays, notamment dans les zones affectées par les conflits armés, les autorités congolaises entendent renforcer les dispositifs judiciaires et institutionnels pour garantir justice aux victimes et sanctionner les auteurs.

Un engagement gouvernemental salué

Par cette déclaration forte, Patrick Muyaya confirme l’engagement du Gouvernement congolais à faire de la protection des femmes une priorité nationale. Au-delà des discours, les autorités veulent désormais accentuer les actions concrètes afin de bâtir une société plus juste, où les droits et la dignité des femmes seront pleinement respectés.

Cette initiative témoigne également de la volonté des institutions congolaises de promouvoir un environnement médiatique engagé dans la défense des valeurs d’égalité, de justice et de protection des couches vulnérables.

Arnold TSHIMANGA

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