Ce mardi 27 mai 2025, une délégation de haut niveau du gouvernement s’est rendue en urgence à la Baie de Ngaliema, un site stratégique vital pour la capitale. La visite, menée par le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières, a permis d’évaluer l’ampleur des constructions anarchiques qui menacent non seulement l’intégrité de cette zone, mais aussi la fourniture en eau potable pour des millions de Congolais.

Accompagnée de la Ministre d’État, Ministre des Affaires Foncières, ainsi que du Vice-Gouverneur de Kinshasa, la délégation était également accompagnée du Ministre de l’Urbanisme et Habitat, M. Crispin Mbadu. Sa présence souligne l’importance cruciale de la problématique d’urbanisation sauvage et la volonté ferme du gouvernement d’agir pour la protection du patrimoine urbain et naturel.
Le groupe a visité l’usine de captage d’eau de la REGIDESO, un site d’une importance capitale : il alimente neuf communes de la capitale, soit environ deux millions d’habitants, tout en étant situé sur la berge du fleuve Congo. Malheureusement, les activités illicites de remblayage sauvage et de constructions anarchiques y ont gravement compromis le fonctionnement de cette infrastructure vitale. La capacité de captage, autrefois de 116 m³, a été réduite à seulement 70 m³, mettant en péril l’accès à une ressource essentielle pour la population.
Face à cette situation alarmante, la cartographie élaborée par la commission interministérielle constitue un outil précieux, un référentiel indispensable pour les opérations de démolition à venir. L’objectif est clair : restaurer la zone de servitude, la protéger et assurer que cette ressource vitale demeure inaliénable et accessible à tous.

Ce geste fort témoigne de la détermination du gouvernement, notamment à travers l’implication du Ministre Crispin Mbadu, à préserver le patrimoine naturel, garantir l’accès à l’eau potable, et défendre le droit de chaque Congolais à un environnement sain et sécurisé. La lutte contre l’urbanisation sauvage n’est pas seulement une question d’urbanisme, mais une urgence nationale, car elle touche directement à la vie, à la santé et à l’avenir de notre peuple.
Arnold TSHIMANGA






























































































































































































































































































































































































































































































































































































