Kinshasa, Alors que le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a récemment lancé une série de consultations politiques en vue de former un gouvernement d’union nationale, plusieurs figures politiques ont salué cette initiative. Parmi elles, Germain Kambinga Katomba, ancien ministre de l’Industrie et président du parti “Centre”, a livré une analyse percutante sur l’enjeu et le contexte de ces consultations.
Dans une déclaration publique, M. Kambinga a salué l’appel à la cohésion nationale lancé par le Chef de l’État, au lendemain des graves événements survenus à Goma et Bukavu. Ces consultations, menées par le Conseiller spécial du président, ont pour but de rassembler les forces politiques et sociales autour de la défense de l’unité nationale face à la crise sécuritaire croissante, notamment l’agression rwandaise à l’Est du pays.
Cependant, l’homme politique pointe du doigt l’attitude de certaines composantes de l’opposition qui ont choisi de boycotter ces consultations. À ses yeux, ces acteurs se rendent complices d’un affaiblissement institutionnel, misant sur la déstabilisation pour faire vaciller le régime en place. Il dénonce une stratégie dangereuse qui pourrait isoler davantage les institutions légitimes du pays sur la scène internationale.
« Une partie de l’opposition s’organise pour peser sur les discussions internationales, donnant l’impression que les institutions congolaises sont isolées. Or, en dehors de l’Union Sacrée, il existe bel et bien des voix patriotiques », déclare Germain Kambinga.
Appelant à un sursaut collectif, il invite les forces politiques qui ont répondu positivement aux consultations à dépasser l’attentisme. Selon lui, l’objectif ne doit pas se limiter à une participation éventuelle au gouvernement d’union nationale, mais à construire une force de proposition crédible, capable de porter haut la voix de la RDC à l’échelle internationale.
« Nous devons nous fédérer et nous exprimer avec clarté et force, sans laisser croire que l’occupation du Nord et Sud-Kivu est un sujet de divergence entre Congolais. Il s’agit d’une agression, et nous devons le dénoncer haut et fort », insiste-t-il.
En conclusion, Germain Kambinga exhorte les personnalités politiques engagées dans cette démarche à se structurer en une entité unifiée, capable d’incarner une alternative responsable et patriote, face à une opposition qu’il accuse d’être en phase avec les intérêts étrangers hostiles à la souveraineté congolaise.
Par cette prise de position, le président du Mouvement Centriste au Congo entend tracer une voie médiane entre soutien institutionnel et vigilance critique, dans l’intérêt supérieur de la nation.
Arnold TSHIMANGA






























































































































































































































































































































































































































































































































































































