L’Assemblée provinciale du Kasaï Central s’oppose à la création du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), associé à l’ancien président Joseph Kabila Kabange. Dans une déclaration politique adoptée en plénière, son président, Guy Sabangu Kashala, met en garde contre les risques que cette initiative pourrait faire peser sur la stabilité des institutions, la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale de la RDC.

Le ton est ferme et le message sans ambiguïté. Ce mercredi 21 octobre 2026, le président de l’Assemblée provinciale du Kasaï Central, Guy Sabangu Kashala, a exprimé son opposition à la création du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), à l’occasion d’une séance plénière principalement consacrée à l’examen et à l’adoption du calendrier de la session ordinaire de septembre 2026.

Devant les députés provinciaux, le speaker de l’organe délibérant a défendu une position fondée sur la préservation de l’ordre constitutionnel et le respect des institutions démocratiques. Pour lui, les divergences politiques ne sauraient justifier le recours à la violence ni la remise en cause de la stabilité de la République.

Le respect des voies démocratiques comme principe fondamental

Dans sa déclaration, Guy Sabangu Kashala a rappelé que l’accession au pouvoir doit impérativement s’inscrire dans le cadre constitutionnel et respecter la volonté souveraine du peuple congolais. Il a ainsi insisté sur la nécessité de privilégier les mécanismes légaux et pacifiques pour exprimer les désaccords politiques.

Le président de l’Assemblée provinciale considère la création de ce mouvement politico-militaire comme un sujet de préoccupation, au regard des enjeux liés à la sécurité nationale, à la stabilité des institutions et à la protection de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.

Les douloureux souvenirs des conflits armés

Pour étayer son appel à la vigilance, Guy Sabangu Kashala a évoqué les conséquences humaines et sociales des conflits armés qui continuent de marquer certaines régions du pays, particulièrement dans l’Est de la RDC. Il a également rappelé les séquelles du phénomène Kamuina Nsapu, qui a profondément affecté le Kasaï Central.

À travers cette référence à l’histoire récente de la province, le président de l’Assemblée provinciale a souligné l’urgence de préserver les acquis de la paix et d’épargner aux populations de nouvelles violences. Son message se veut ainsi un appel à la responsabilité politique, dans un contexte national où la défense de la cohésion et de la stabilité demeure un enjeu majeur.

Un soutien réaffirmé à Félix Tshisekedi et aux forces de défense

Dans la même déclaration, l’Assemblée provinciale du Kasaï Central a renouvelé son soutien au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour ses efforts en faveur du rétablissement de la paix, de la défense de la souveraineté nationale, de la protection de l’intégrité territoriale et de la refondation de l’État.

Guy Sabangu Kashala a, par ailleurs, salué l’engagement des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), ainsi que celui des patriotes Wazalendo mobilisés pour la défense de la patrie.

Les élus provinciaux ont également rendu hommage aux militaires déployés sur les lignes de front, reconnaissant les sacrifices consentis pour protéger le territoire national et défendre la population congolaise.

Une déclaration transmise aux institutions nationales

Au terme des échanges, la déclaration politique présentée par le président de l’Assemblée provinciale a été soumise à l’appréciation des députés, qui l’ont adoptée en plénière.

Il a ensuite été décidé de la transmettre à la Présidence de la République, aux deux chambres du Parlement ainsi qu’à l’ensemble des assemblées provinciales du pays.

Par cette prise de position, l’Assemblée provinciale du Kasaï Central entend faire entendre sa voix dans le débat politique national, en mettant au premier plan la défense de l’ordre constitutionnel, la préservation de la paix et la sauvegarde de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.

Arnold TSHIMANGA

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