Kinshasa, 10 février 2026 – Le secrétaire permanent de l’Union sacrée de la Nation, le professeur André Mbata Betukumesu Mangu, a reçu ce mardi au siège de la plateforme présidentielle le président du Conseil interreligieux congolais (CIC), l’Archevêque Dodo Kamba, dans un contexte marqué par la quête d’une paix durable et d’un dialogue inclusif en République démocratique du Congo.
Cette rencontre de haute portée symbolique et politique s’inscrit dans la dynamique impulsée par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, reconnu comme un homme de dialogue, et traduite sur le terrain par l’engagement constant du professeur André Mbata, véritable cheville ouvrière de la cohésion nationale au sein de l’Union sacrée.
Une démarche pastorale saluée par l’Union sacrée
Interrogé sur le motif de sa visite, l’Archevêque Dodo Kamba a expliqué être venu présenter officiellement le Conseil interreligieux et exposer un projet majeur : la mise en place d’une Commission Vérité et Réconciliation, conçue comme un préalable indispensable à tout dialogue politique.
« Notre pays a été longtemps meurtri. Il est temps de rapprocher les victimes et d’établir les responsabilités sur les exactions commises. La vérité et la repentance sont des chemins nécessaires pour la paix », a-t-il déclaré.
Un message accueilli avec attention par le professeur André Mbata, dont la rigueur intellectuelle, l’ouverture au dialogue et la vision républicaine ont une nouvelle fois été saluées par les religieux.
Vérité, repentance et pardon : une voie congolaise vers la paix
Selon le président du CIC, la commission envisagée aura pour mission de balayer le chemin du dialogue, en favorisant :
la reconnaissance des fautes,
la repentance,
la demande de pardon,
et la réparation morale envers les victimes.
Inspirée notamment de l’expérience sud-africaine, cette démarche vise à désamorcer les tensions, à restaurer la confiance entre Congolais et à créer un climat propice à un dialogue apaisé.
« En tant que religieux, notre rôle est de frayer la voie. Nous le faisons déjà dans nos églises et mosquées. Nous voulons l’étendre à l’échelle nationale », a souligné Dodo Kamba.
Un plaidoyer pour un dialogue réellement inclusif
Le Conseil interreligieux s’est dit totalement favorable au dialogue, tout en plaidant pour une inclusivité la plus large possible, notamment en faveur de certains acteurs politiques en difficulté, y compris ceux vivant en exil.
L’objectif, précise l’Archevêque, n’est pas de contourner la loi, mais de créer les conditions morales et sociales permettant, le moment venu, un plaidoyer en faveur de mesures de clémence ou de grâce présidentielle, dans le strict respect des institutions de la République.
Une initiative préalable au dialogue national
Le CIC insiste : cette commission devra être mise en place avant l’ouverture formelle du dialogue, en tant que préalable pastoral et social, afin de rapprocher des positions aujourd’hui jugées incompatibles.
Ce travail se fera en collaboration avec :
la société civile,
des experts congolais,
des acteurs politiques épris de paix et de justice.
Une démarche nationale, profondément congolaise
À la question de savoir si cette initiative pourrait s’étendre à d’autres provinces, notamment à Goma, Dodo Kamba a répondu sans ambiguïté :
« C’est possible. Notre démarche peut s’étendre partout où le besoin de réconciliation se fait sentir. Ramener tout le monde à la raison, c’est notre mission. »
Il a également précisé que le Conseil interreligieux est exclusivement composé de Congolais, incluant des chefs religieux, des scientifiques, des professeurs et des experts nationaux.
André Mbata, artisan discret mais central de la cohésion nationale
À travers cette rencontre, le professeur André Mbata Betukumesu Mangu confirme une fois de plus son rôle stratégique au sein de l’Union sacrée : celui d’un homme d’État rigoureux, accessible et profondément engagé pour la paix, capable d’écouter toutes les forces vives de la Nation.
Sous son impulsion, l’Union sacrée s’affirme davantage comme un cadre d’écoute, de concertation et de construction nationale, fidèle à la vision du Chef de l’État.
Arnold TSHIMANGA

















































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































