Kinshasa, lundi 9 février – Face aux tentatives récurrentes de falsification des faits autour de la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a livré une sortie médiatique d’une rare clarté et d’une grande fermeté sur TV5 Monde, lors du Journal Afrique présenté par Namouri Dosso.

Avec pédagogie, sang-froid et autorité, le porte-parole du Gouvernement congolais a déconstruit, point par point, le narratif mensonger entretenu par le régime de Kigali, réaffirmant la position constante de la RDC : la paix à l’Est est systématiquement contrariée par des intérêts économiques extérieurs, au premier rang desquels ceux du Rwanda.

Une vérité assumée : la paix dérange Kigali

Patrick Muyaya n’a pas usé de détours. Pour lui, toute perspective réelle de retour de la paix dans l’Est de la RDC menace directement les intérêts économiques du régime rwandais, fondés sur le pillage illégal des ressources naturelles congolaises. La persistance de l’insécurité après les processus diplomatiques de Washington et de Doha engage clairement la responsabilité du Rwanda, qualifié sans ambiguïté de “père” du M23, et de ce dernier, son bras armé sur le terrain.

Cette prise de parole, ferme et documentée, a rappelé à l’opinion internationale que l’agression dont est victime la RDC ne saurait être noyée dans un faux débat interne congolais.

Tshisekedi, rempart contre toute discrimination

Le ministre Muyaya a également tenu à clarifier une question souvent instrumentalisée : celle des communautés. Il a souligné avec force que le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est le premier rempart contre toute forme de discrimination, garant de l’unité nationale et du vivre-ensemble.

À ce titre, Patrick Muyaya a été catégorique : les Banyamulenge sont des Congolais à part entière, ils ont toute leur place en République démocratique du Congo, et non au Rwanda, balayant ainsi toute tentative de récupération identitaire à des fins géopolitiques.

Des préalables clairs avant tout dialogue

Dans un langage de responsabilité d’État, le porte-parole du Gouvernement a rappelé que la RDC reste attachée au dialogue, mais pas à n’importe quel prix. Les préalables sont non négociables :

un cessez-le-feu vérifiable ;

le retrait inconditionnel et total des troupes rwandaises du territoire congolais ;

le respect strict des engagements pris à Washington et à Doha.

Il a insisté sur un point fondamental : ce n’est pas un dialogue entre Congolais qui mettra fin à une agression extérieure, principale cause de la crise actuelle.

Francophonie et minerais critiques : la RDC, acteur central

Avec une hauteur de vue stratégique, Patrick Muyaya a replacé la RDC au cœur des grands enjeux mondiaux. L’avenir de la Francophonie, a-t-il rappelé, se joue en RDC, au regard du nombre de locuteurs et de la vision portée par le pays.

De même, sur la question des minerais critiques, il a recadré sans détour : le Rwanda demeure un pays périphérique, sans légitimité historique ni économique pour se poser en acteur central dans des débats qui concernent avant tout la RDC, véritable poumon minier du continent.

Une parole forte, une diplomatie assumée

Au JT Afrique de TV5 Monde, Patrick Muyaya a incarné une communication gouvernementale offensive, cohérente et responsable, au service de la vérité et de la souveraineté nationale. En répondant avec précision aux questions de Namouri Dosso, il a une fois de plus démontré que la RDC ne se taira plus face aux manipulations, et que sa voix compte désormais sur la scène internationale.

Cette sortie médiatique confirme Patrick Muyaya comme l’un des visages les plus solides de la diplomatie de communication congolaise, un ministre qui parle vrai, défend son pays et assume pleinement la ligne du Chef de l’État : paix, justice et dignité pour la RDC.

Arnold TSHIMANGA

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