Kinshasa. Le débat autour de l’initiative de dialogue portée par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC) continue de susciter de vives réactions sur la scène politique congolaise. Cette fois, c’est Didier Budimbu qui monte au créneau en remettant ouvertement en question la crédibilité des deux confessions religieuses pour conduire un processus de dialogue national.

Dans une déclaration aux accents particulièrement fermes, Didier Budimbu estime que la CENCO et l’ECC ne présentent pas les garanties d’impartialité nécessaires pour jouer le rôle de médiateur dans un contexte politique et sécuritaire aussi sensible.

« Chacun connaît l’implication de la CENCO et de l’ECC dans le débat politique. Elles ont publiquement reconnu bénéficier d’un financement extérieur pour mener à bien certaines de leurs missions, et leur proximité avec certains acteurs liés à la rébellion de l’AFC/M23 soulève de nombreuses interrogations. Elles sont donc difficilement les mieux placées pour convoquer un dialogue national », a-t-il déclaré.

À travers cette prise de position, Didier Budimbu relance le débat sur la neutralité des acteurs appelés à accompagner les initiatives de paix en République démocratique du Congo. Selon lui, toute démarche de dialogue destinée à rassembler les Congolais devrait être conduite par des personnalités ou des institutions dont l’indépendance ne souffre d’aucune contestation.

Ces propos interviennent dans un contexte marqué par la poursuite de l’agression dans l’Est du pays, où les autorités congolaises accusent la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, de porter atteinte à la souveraineté nationale. Dans ce climat de fortes tensions, la question des facilitateurs d’un éventuel dialogue demeure au cœur des débats politiques.

En prenant publiquement position, Didier Budimbu ajoute sa voix à celles des responsables politiques qui contestent l’initiative de la CENCO et de l’ECC, estimant que les priorités actuelles doivent rester la défense de l’intégrité territoriale, le rétablissement de la paix et le soutien aux institutions de la République.

La Rédaction

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