Kinshasa, RDC – Le président du Conseil National de Suivi de l’Accord et du Processus Électoral (CNSA), Joseph Olenghankoy, a lancé un avertissement solennel au Chef de l’État Félix Tshisekedi concernant la loi récemment adoptée sur les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo.
Dans une déclaration ferme, Joseph Olenghankoy a demandé au Président de la République de ne pas promulguer ce texte, estimant qu’il présente de graves incompatibilités avec la Constitution et risque de fragiliser davantage la cohésion nationale.
Le CNSA invoque la Constitution
S’appuyant sur l’article 69 de la Constitution, qui fait du Président de la République le garant du respect de la Constitution et le symbole de l’unité nationale, le président du CNSA estime que la promulgation de cette loi pourrait ouvrir la voie à de nouvelles tensions politiques et sociales.
«« Le CNSA demande au Président de la République, Chef de l’État, dans son rôle de garant du respect de la Constitution et symbole de l’unité nationale, de ne pas promulguer cette loi, car dans son ensemble, elle viole la Constitution et oppose dangereusement les Congolais, afin d’épargner le pays et le peuple congolais davantage des troubles qui s’annoncent dans l’avenir », a déclaré Joseph Olenghankoy.»
Une mise en garde contre de possibles tensions
Pour le CNSA, cette législation ne constitue pas seulement une question juridique. Elle pourrait également avoir des conséquences politiques importantes en exacerbant les divisions au sein de la société congolaise.
Joseph Olenghankoy redoute que l’application de cette loi ne crée un climat de méfiance et de confrontation entre différentes sensibilités politiques, à un moment où le pays est confronté à plusieurs défis sécuritaires, économiques et sociaux.
La décision finale attendue de Félix Tshisekedi
Alors que le texte a déjà franchi l’étape parlementaire, la balle se trouve désormais dans le camp du Président de la République. Sa décision de promulguer ou non la loi sera scrutée de près tant par la classe politique que par l’opinion publique.
Cette prise de position du CNSA intervient dans un contexte de débats intenses autour des réformes institutionnelles et des mécanismes de consultation populaire, des sujets qui continuent de susciter des réactions contrastées au sein de la société congolaise.
Arnold TSHIMANGA

















































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































