Kinshasa — Le ton est monté d’un cran lors de la C64, où Augustin Kabuya a lancé un défi frontal à l’opposition au sujet de la marche annoncée pour le 15 août.

S’adressant à ceux qui ont annoncé leur intention de descendre dans la rue, le cadre politique de l’Union sacrée a appelé les organisateurs à maintenir leur calendrier, tout en affirmant que les autorités se préparent à encadrer la manifestation.

«« Vous avez dit que le 15 août vous alliez marcher. Ne reportez pas. Nous avons déjà commandé des drones. Nous verrons votre capacité de mobilisation », a déclaré Augustin Kabuya.»

Une déclaration qui ne laisse pas indifférent, tant par son ton provocateur que par la référence à l’utilisation de drones pour surveiller ou encadrer la mobilisation annoncée.

Une provocation assumée envers l’opposition

Augustin Kabuya ne s’est pas limité à évoquer les moyens technologiques qui seraient mobilisés. Il a également ciblé Martin Fayulu dans une formule particulièrement piquante, faisant allusion à une éventuelle dispersion des manifestants.

«« Fayulu a déjà compris qu’en cas d’utilisation de drone, il aura du mal à se mettre de la sauce tomate sur les vêtements », a-t-il lancé.»

Cette sortie, à forte charge politique, intervient dans un contexte où la question des manifestations publiques demeure particulièrement sensible en République démocratique du Congo. Elle traduit également la volonté de la majorité de répondre directement aux initiatives de l’opposition et de mettre celle-ci face à ses responsabilités quant à sa capacité réelle de mobilisation.

Le 15 août comme test de mobilisation

Au-delà de la polémique suscitée par les propos d’Augustin Kabuya, l’enjeu principal reste désormais la mobilisation annoncée pour le 15 août.

En demandant à l’opposition de ne pas reporter son initiative, Kabuya transforme cette date en véritable test politique. Le rapport de force pourrait ainsi se mesurer non seulement dans les déclarations, mais surtout sur le terrain, à travers la capacité des organisateurs à mobiliser leurs militants et sympathisants.

La sortie d’Augustin Kabuya devrait donc continuer à alimenter le débat politique dans les prochaines heures, à mesure que les différents acteurs se positionneront sur la marche annoncée.

Une déclaration qui fait déjà polémique

Entre défi politique, provocation et avertissement, les propos d’Augustin Kabuya risquent de provoquer de nombreuses réactions au sein de l’opposition et de la société civile.

Reste désormais à savoir si la marche annoncée aura effectivement lieu le 15 août, quelle sera son ampleur et surtout comment les autorités assureront son encadrement dans le respect de l’ordre public et des libertés publiques.

Une chose est certaine : le bras de fer politique autour du 15 août est désormais lancé.

La rédaction

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