Une dynamique économique impressionnante, reflet d’une politique volontariste

Dans un contexte économique régional souvent marqué par l’incertitude, la République démocratique du Congo (RDC) continue d’affirmer sa résilience et sa capacité à structurer des secteurs clés de son économie. La sous-traitance, longtemps considérée comme un maillon faible et peu encadré de l’écosystème productif, s’impose aujourd’hui comme un levier stratégique de création de richesse nationale. Au cœur de cette transformation se trouve l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), dont l’action méthodique et rigoureuse redessine les contours d’un secteur autrefois dominé par l’informel et les intérêts extérieurs.

C’est dans ce cadre que le Directeur général de l’ARSP, Miguel Kashal Katemb, a livré, ce lundi à Kinshasa, un exposé d’une grande clarté lors d’une conférence de presse tenue conjointement avec le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya. À travers des chiffres éloquents et des mesures fortes, cette rencontre a permis de mettre en lumière les avancées significatives enregistrées, tout en dressant un tableau lucide des défis persistants.

Une croissance spectaculaire en trois ans : de 300 millions à 2,4 milliards USD

Les statistiques présentées par le DG Miguel Kashal Katemb traduisent une progression remarquable du chiffre d’affaires de la sous-traitance en RDC. En l’espace de trois ans, ce secteur a connu une véritable explosion : passant de 300 millions USD en 2022 à plus de 2 milliards USD en 2023, puis culminant à 2,4 milliards USD en 2024. Une telle performance témoigne non seulement de l’efficacité des réformes engagées, mais également de la volonté manifeste des autorités congolaises de promouvoir une économie plus inclusive et favorable aux entrepreneurs locaux.

Cette croissance fulgurante n’est pas le fruit du hasard. Elle est le résultat d’une gouvernance stratégique incarnée par Miguel Kashal Katemb, dont la vision s’inscrit dans une logique de souveraineté économique. En redonnant aux Congolais le contrôle d’un secteur longtemps dominé par des intérêts étrangers, le DG de l’ARSP contribue à bâtir un tissu économique national solide, capable de soutenir durablement la croissance.

Un recul en 2025 expliqué par un contexte sécuritaire difficile

Cependant, cette trajectoire ascendante a connu un infléchissement en 2025, avec un chiffre d’affaires ramené à 1,7 milliard USD. Une baisse que le DG de l’ARSP n’a pas manqué d’expliquer avec lucidité, en pointant du doigt les conséquences de la guerre d’agression dans l’est du pays. Ce contexte sécuritaire instable a inévitablement affecté les activités économiques, notamment dans les zones directement impactées par les conflits.

Malgré ce recul, il convient de souligner que le niveau atteint reste largement supérieur à celui de 2022, preuve que les fondamentaux du secteur demeurent solides. Cette résilience illustre la pertinence des réformes engagées et la capacité du pays à amortir les chocs externes grâce à une meilleure organisation de ses activités économiques.

Une loi protectrice au service de la souveraineté économique

Au-delà des chiffres, Miguel Kashal Katemb a tenu à rappeler les principes fondamentaux qui régissent le secteur de la sous-traitance en RDC. La loi en vigueur impose que les entreprises opérant dans ce domaine soient détenues à au moins 51 % par des Congolais, limitant ainsi la participation étrangère à 49 %. Cette disposition constitue un pilier essentiel de la politique de promotion de l’entrepreneuriat national.

En veillant à l’application stricte de cette règle, l’ARSP joue un rôle déterminant dans la redistribution des opportunités économiques au profit des acteurs locaux. Cette orientation stratégique participe à la construction d’une économie plus équitable, où les richesses générées profitent d’abord aux citoyens congolais.

Assainissement du secteur : des mesures fortes pour une meilleure gouvernance

Dans sa volonté d’instaurer un environnement sain et compétitif, l’ARSP a entrepris des actions d’assainissement d’envergure. À cet effet, 408 opérateurs ont été radiés dans le secteur des cimentiers du Kongo Central pour non-conformité aux exigences réglementaires. Une décision forte qui traduit la détermination de l’autorité de régulation à mettre fin aux pratiques irrégulières.

Par ailleurs, de nouvelles mesures ont été instaurées dans le secteur minier, interdisant désormais aux sociétés minières de commercialiser directement certains intrants stratégiques tels que l’acide sulfurique, la chaux vive et le charbon. Ces activités sont désormais réservées aux sous-traitants agréés, renforçant ainsi le rôle des entreprises locales dans la chaîne de valeur.

Une gouvernance affirmée pour un secteur d’avenir

À travers ces réformes structurantes et ces résultats tangibles, Miguel Kashal Katemb s’impose comme un acteur clé de la transformation économique de la RDC. Son action à la tête de l’ARSP incarne une volonté politique forte de réorganiser le secteur de la sous-traitance pour en faire un véritable moteur de développement.

Aux côtés du ministre Patrick Muyaya, dont l’engagement en faveur de la transparence et de la bonne information renforce la crédibilité de l’action gouvernementale, cette dynamique témoigne d’une synergie institutionnelle au service de l’intérêt général.

Conclusion : consolider les acquis pour un avenir prometteur

Si l’année 2025 a été marquée par des défis importants, les acquis engrangés au cours des années précédentes offrent des perspectives encourageantes pour l’avenir. La sous-traitance en RDC, désormais mieux encadrée et orientée vers les intérêts nationaux, dispose de tous les atouts pour poursuivre sa croissance.

Dans cette marche vers l’émergence, l’ARSP, sous la houlette de Miguel Kashal Katemb, apparaît plus que jamais comme un pilier incontournable d’une économie congolaise en pleine mutation, résolument tournée vers la valorisation de ses ressources humaines et entrepreneuriales.

Arnold TSHIMANGA

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