Dans une tribune engagée et lucide, l’analyste et acteur politique indépendant Ardent Kabambi revient sur la rencontre du 4 décembre 2025 à Washington entre le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et son homologue rwandais Paul Kagame, sous la médiation du Président américain Donald Trump. Ce face-à-face, tenu dans une ambiance froide et sans poignée de main, marque pourtant un tournant décisif dans les efforts pour la paix dans la région des Grands Lacs.

Selon Kabambi, cette rencontre — qui entérine le point 6 de l’accord de paix signé le 27 juin 2025, axé sur le Cadre d’Intégration Économique Régionale (CIER) — constitue un pas de géant diplomatique pour la RDC. Malgré les critiques de l’opposition sur la portée de l’accord, certains l’accusant de ne pas garantir un retrait rwandais ou d’être un bradage économique, Kabambi insiste qu’il s’agit avant tout d’un acte de responsabilité politique et de réalisme stratégique.

Il identifie quatre grands gains : 

1. Gain sécuritaire : vers une désescalade militaire progressive. 

2. Gain diplomatique : la RDC repositionne sa voix sur la scène internationale. 

3. Gain politique : preuve d’un leadership orienté vers la paix. 

4. Gain économique : une ouverture vers l’intégration régionale.

Kabambi souligne que l’application effective de cet accord devra s’accompagner de pressions internationales sur le Rwanda et de garanties concrètes sur la neutralisation des groupes armés, y compris les FDLR, mais aussi sur les intérêts souverains du peuple congolais.

En conclusion, il appelle à dépasser les clivages pour œuvrer à un accord de paix juste, durable et équitable, dans le respect de la dignité nationale.

Arnold TSHIMANGA

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