Les enjeux politiques en République démocratique du Congo restent souvent voilés derrière des apparences. Les récents propos de Steve MBIKAYI soulèvent une question cruciale : qui tire réellement les ficelles dans la crise autour du M23 ?

Il rappelle que, lors de ses visites à Goma, Joseph Kabila, ancien président et figure influente, n’était pas toujours immédiatement visible pour tous. Pourtant, sa présence et son influence étaient palpables, même si elles restaient discrètes.

Aujourd’hui, cette analogie s’applique à Kikaya Bin Karubi, proche collaborateur de Kabila. Selon MBIKAYI, lors d’une rencontre avec Nangaa, certains ne le remarquaient pas non plus, mais cela pourrait changer. La politique, insiste-t-il, est en constante évolution, et ceux qui semblent invisibles aujourd’hui pourraient être au centre de l’échiquier demain.

Le point central de cette réflexion : la déclaration de Kikaya, qui affirme que le combat de l’AFC/M23 est celui de l’ancien président Kabila. Une affirmation qui soulève des interrogations sur la véritable nature de ce conflit et sur les acteurs derrière les scènes.

Pour MBIKAYI, il ne s’agit pas simplement d’un affrontement entre groupes armés, mais d’un jeu complexe où Kabila et ses proches, tels que Kikaya Bin Karubi, jouent des rôles à la fois visibles et invisibles. La situation pourrait bien faire apparaître qu’ils ne sont pas si éloignés qu’on le pense, ils qui, selon lui, sont comme deux faces d’une même pièce — “blanc bonnet et bonnet blanc”.

En conclusion, derrière les déclarations et les apparences, la véritable nature des alliances et des responsabilités reste souvent masquée. La crise du M23 pourrait ainsi être le reflet d’un jeu de pouvoir où tous les acteurs, même ceux qui semblent marginalisés, ont leur rôle à jouer.

Arnold TSHIMANGA

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