Le ministre de la Communication et Médias et porte-parole du Gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a reçu en audience ce mercredi Mme Marlene Urscheler, coordinatrice de la Mission d’établissement des faits mandatée par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. Cette mission est chargée de faire la lumière sur les violations présumées des droits humains dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la résolution A/HRC/RES/S-37/1, adoptée le 7 février 2025 par le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, qui a ordonné la création d’une mission d’établissement des faits sur les événements survenus entre janvier 2022 et la date de soumission du rapport final, attendu en septembre prochain.
À l’issue des échanges, Mme Urscheler a précisé que les discussions ont porté sur la situation sécuritaire dans les Kivu et les graves crises humanitaires et sociales qui en découlent. « Nous allons nous concentrer sur les derniers mois, mais bien sûr, il y a beaucoup d’autres éléments qu’il faut également prendre en compte », a-t-elle déclaré. Elle a souligné l’engagement de la mission à mener des investigations « de manière impartiale » pour documenter les violations des droits humains et identifier les responsabilités.
De son côté, le ministre Muyaya a réaffirmé l’engagement du Gouvernement congolais en faveur de la justice pour toutes les victimes des atrocités commises à l’Est du pays. Il a salué l’initiative onusienne tout en rappelant la nécessité de garantir la vérité, la réparation et la non-répétition.
Alors que l’équipe onusienne n’a pas encore pu se rendre physiquement dans les zones concernées du Nord-Kivu et du Sud-Kivu pour des raisons de sécurité, elle a entamé des entretiens dans certains pays frontaliers, où des victimes ont trouvé refuge, et prévoit de poursuivre ses travaux dans d’autres régions de la RDC proches de la zone d’enquête.
En marge de cette audience, la délégation conduite par Mme Urscheler a également échangé avec des membres de la société civile, des représentants de la MONUSCO, ainsi que d’autres autorités nationales, dans le cadre de sa mission de collecte d’informations et de témoignages.
Le rapport attendu en septembre devant le Conseil des droits de l’homme devrait marquer une étape décisive dans la quête de vérité et de justice sur les violences endurées par les populations de l’Est congolais depuis plus de deux ans.
Arnold TSHIMANGA






























































































































































































































































































































































































































































































































































































