La Ministre d’État, Ministre des Affaires foncières, Acacia Bandubola Mbongo, a démontré avec clarté et rigueur la légitimité de l’action gouvernementale lors de son intervention ce jeudi 15 mai 2025 devant l’Assemblée nationale. Dans une plénière présidée par Vital Kamerhe, elle a répondu à la question d’actualité soulevée par l’honorable Iracan Gratien de Saint Nicolas concernant les récentes démolitions de maisons dans la commune de Kintambo.

Une démolition décidée par les autorités provinciales, sur demande de l’ONATRA

Face aux députés nationaux, la patronne des affaires foncières a rappelé que l’organisation territoriale de la République démocratique du Congo repose sur trois niveaux de pouvoir : central, provincial et local. Dans ce contexte, la ville de Kinshasa, en tant que province à part entière, détient des prérogatives d’action.

Ainsi, les démolitions menées à Kintambo — notamment le long de la rivière Mapenza et de la ligne ferroviaire — ont été exécutées par le gouvernement provincial de Kinshasa, sous l’impulsion du Gouverneur, et en réponse directe à une demande de l’Office National des Transports (ONATRA). Ces constructions ont été jugées anarchiques et dangereusement situées, justifiant leur suppression au nom de l’intérêt général.

Une action coordonnée et motivée par la sécurité publique

Mme Bandubola a souligné que ces mesures ne sont ni arbitraires ni improvisées. Elles font suite à une réunion de crise convoquée le 15 avril 2025 par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, à la suite d’inondations meurtrières à Kinshasa. Les conclusions de cette rencontre ont révélé que l’une des causes principales des inondations résidait dans l’obstruction des voies naturelles d’évacuation des eaux de pluie.

Sous la directive du Chef de l’État, le gouvernement s’est donc vu chargé d’agir rapidement et fermement pour libérer les espaces vitaux à l’écoulement des eaux et prévenir d’éventuelles tragédies futures. Les démolitions s’inscrivent dans ce cadre, dans le strict respect des lois en vigueur.

Engagement ferme pour une gouvernance foncière rigoureuse

Depuis sa prise de fonction, la Ministre d’État mène une politique de redressement du secteur foncier axée sur la transparence, la régularité et la planification. Elle a mis en œuvre plusieurs réformes visant à assainir l’occupation des terres en milieux urbain et rural, en se basant sur les principes de la loi foncière congolaise.

Elle a rappelé que « le sol congolais doit devenir un levier de développement durable, et non une source de désordre ou de désespoir pour les populations ». Cela passe, selon elle, par la prise de décisions courageuses et parfois impopulaires, mais nécessaires à la justice sociale et à la sécurité des citoyens.

Un cap assumé pour l’avenir des villes congolaises

Acacia Bandubola Mbongo a averti que d’autres décisions fermes seraient prises pour éviter que les villes congolaises ne se transforment en foyers d’insécurité, d’inégalités et de désordres urbains. Pour elle, gouverner, c’est aussi protéger les générations futures en imposant l’ordre et en respectant l’environnement.

Le Président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a clos la séance en rappelant que la question d’actualité ne prêtait pas à débat, renforçant ainsi la dimension informative et non conflictuelle de cette démarche parlementaire.

En somme, la Ministre d’État a brillamment défendu l’action de son ministère, mettant en avant sa vision responsable et résolue de la gestion du territoire national.

Arnold TSHIMANGA

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