Depuis la soirée du mercredi 14 mai 2025, une vidéo à caractère sexuel impliquant Madame Odette Mbiyavanga, alors préposée aux indicateurs au sein du cabinet du Rapporteur de l’Assemblée provinciale du Kongo Central, circule massivement sur les réseaux sociaux. L’affaire suscite une vive émotion au sein de l’opinion publique, tant par la nature des faits que par la fonction de la personne concernée.

En réaction, le président de l’Assemblée provinciale, l’honorable Papy Mantezolo, a pris une décision ferme. Dans une note officielle datée du jeudi 15 mai 2025, il a révoqué Madame Mbiyavanga de ses fonctions, dénonçant un acte “ignoble” qui, selon lui, porte gravement atteinte à l’image de l’Assemblée provinciale ainsi qu’à celle du Kongo Central, une province connue pour ses valeurs morales et culturelles.

La décision de révocation, fondée notamment sur l’arrêté n° 001/AP/KC/PRES/PMD/LMB/2024 du 11 avril 2024 portant nomination du personnel politique et d’appoint des cabinets des membres du Bureau, souligne que Madame Mbiyavanga “s’est illustrée par l’immoralité à travers une sextape”, et que son comportement nuit non seulement à la dignité de l’institution parlementaire, mais aussi à la réputation de toute la province.

Ce scandale intervient alors que, deux jours plus tôt, un incident similaire avait déjà été signalé au sein du gouvernorat du Kongo Central, révélant une série préoccupante de dérives morales au sein de certaines institutions provinciales.

Ces événements relancent le débat sur l’éthique et la responsabilité des agents publics en République démocratique du Congo, particulièrement à l’ère du numérique où les actes privés peuvent rapidement devenir des sujets d’intérêt public. La nécessité de renforcer la sensibilisation à la cyberéthique et de protéger la dignité des institutions s’impose avec acuité.

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