Kinshasa, 3 avril 2026 – La gravité de la crise sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo atteint un seuil alarmant. Depuis la capitale congolaise, le Gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, a livré un témoignage glaçant et sans équivoque, appelant la communauté internationale à agir avec fermeté face à ce qu’il qualifie de « crimes de masse ».
Lors d’un briefing presse coanimé avec le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya, le chef de l’exécutif provincial a dressé un tableau sombre de la situation dans la province du Sud-Kivu. Il a notamment révélé la découverte de dizaines de fosses communes dans la ville d’Uvira, à la suite du retrait des forces hostiles en application des accords de Washington.
Des découvertes macabres qui accablent
Selon Jean-Jacques Purusi, plus de 200 corps ont déjà été identifiés dans seulement trois fosses communes situées à Kamvivira, Kilomoni et Kimanga. Ces chiffres, encore provisoires, témoignent de l’ampleur des exactions commises dans cette partie du territoire national.
Le Gouverneur évoque des actes d’une brutalité extrême, imputés aux groupes armés soutenus de l’extérieur, notamment le Rwanda et la coalition AFC-M23, qu’il accuse d’être à l’origine de ces atrocités.
Un plaidoyer ferme pour des sanctions
Face à cette situation, Jean-Jacques Purusi a lancé un appel pressant à la communauté internationale pour l’imposition de sanctions sévères. Il dénonce un « deux poids, deux mesures » dans le traitement du conflit congolais, estimant que les réactions internationales restent largement en deçà de la gravité des faits documentés.
« Il est temps que justice soit rendue aux victimes et que les responsables de ces crimes répondent de leurs actes », a-t-il martelé, appelant à une mobilisation internationale à la hauteur de la tragédie.
Une crise humanitaire d’ampleur exceptionnelle
Au-delà des pertes humaines, le Gouverneur du Sud-Kivu a également mis en lumière les conséquences humanitaires désastreuses du conflit. Plus de 1,2 million de personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers, plongeant la région dans une crise de déplacés internes sans précédent.
Par ailleurs, il a dénoncé des manœuvres de manipulation de l’opinion internationale, notamment à travers des tentatives de déportation des populations Banyamulenge, qu’il attribue à l’AFC dans une stratégie de désinformation.
Un appel à la conscience mondiale
À travers cette prise de parole forte, Jean-Jacques Purusi s’impose comme une voix déterminée dans la dénonciation des violences qui ravagent l’Est de la RDC. Son intervention à Kinshasa vise à alerter, mais surtout à provoquer une prise de conscience internationale face à une tragédie qui, selon lui, ne peut plus être ignorée.
Dans un contexte où les preuves s’accumulent et où les victimes se comptent par centaines, l’heure n’est plus aux déclarations, mais à des actions concrètes pour mettre fin à l’impunité et restaurer la paix dans cette région meurtrie.
La rédaction






























































































































































































































































































































































































































































































































































































