Kinshasa, 11 février 2026 – Le Président du Conseil d’administration de l’Office de Gestion du Fret Multimodal (OGEFREM), Adolphe Amissi Makutano, a présidé ce mercredi une importante assemblée générale réunissant les cadres et agents de l’établissement, dans la grande salle de réunions située au deuxième niveau de l’immeuble siège de l’Office.

Autour de lui, le Directeur Général ad intérim, Emmanuel Mayele Samba, ainsi que l’ensemble des directeurs, sous-directeurs, chefs de services et agents administratifs. Les entités et représentations provinciales et internationales de l’OGEFREM ont suivi les travaux par visioconférence.

Deux points majeurs à l’ordre du jour

La rencontre s’est articulée autour de deux sujets principaux :

  1. L’arrêté interministériel relatif à la digitalisation de la perception des redevances et à la couverture du FERI-FERE-AD, instruments de traçabilité du fret multimodal.
  2. La correspondance de l’intersyndicale nationale de l’OGEFREM, adressée aux autorités du pays et critiquant ledit arrêté.

Digitalisation : lever les malentendus

Abordant le premier point, le PCA a tenu à dissiper les incompréhensions nées de ce qu’il a qualifié de « mauvaise interprétation » de la décision gouvernementale.

En présence du Directeur Général a.i., il a expliqué que ce nouveau dispositif vise à moderniser et sécuriser la gestion des recettes de l’Office. Le logiciel de gestion retenu a été proposé par la société PADS, déjà engagée avec le Gouvernement dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) pour la gestion des recettes de plusieurs services d’assiette, dont celles de l’OGEFREM.

S’appuyant sur les dispositions de l’arrêté interministériel, Adolphe Amissi Makutano a précisé que l’objectif principal est la centralisation des recettes de l’Office dans un compte unique. Désormais, les mandataires qui reversaient jusque-là la quotité de l’OGEFREM seront rémunérés directement par l’Office à la fin de chaque mois.

« L’OGEFREM va contrôler lui-même son système FERI-FERE-AD. Il disposera de l’exclusivité de la couverture du fret multimodal et sa production connaîtra une augmentation significative », a-t-il affirmé.

Le PCA a insisté sur le fait qu’il s’agit d’une décision gouvernementale et non d’une initiative isolée de la tutelle. Il a également souligné que ce système intégré de digitalisation concerne d’autres services d’assiette relevant des ministères des Finances, de l’Économie, ainsi que des Transports, Voies de communication et Désenclavement.

Recadrage sur la correspondance syndicale

Concernant le second point, relatif à la correspondance devenue virale sur les réseaux sociaux, le Président du Conseil d’administration a désapprouvé la démarche adoptée par les initiateurs.

Tout en rappelant l’importance du dialogue social, il a insisté sur le respect du cadre légal régissant les relations entre le banc syndical et le banc patronal. Pour lui, les mécanismes institutionnels existent et doivent être privilégiés pour préserver la stabilité et la cohésion internes.

Les préoccupations du personnel au cœur des échanges

La séance interactive de questions-réponses a permis aux cadres et agents d’exprimer plusieurs préoccupations majeures, notamment :

Les recours en promotion non examinés pour les cadres de commandement après la mise en place de 2025 ;

La situation des agents de collaboration en attente d’élévation en grade depuis plusieurs années ;

La nécessité d’un mécanisme d’évaluation périodique pour encadrer l’application de l’arrêté interministériel ;

L’affectation des cadres et agents non occupés mais pris en charge par la DRH vers d’autres directions et services ;

L’uniformisation du nombre de jours de prestation pris en compte pour la paie ;

L’organisation urgente d’élections syndicales, décidée séance tenante à l’unanimité et à main levée.

Suivi institutionnel et respect des prérogatives

Au terme des échanges, le Directeur Général ad intérim a été instruit d’assurer le suivi rigoureux des dossiers soulevés et d’en faire rapport au Conseil d’administration, dans le strict respect des textes réglementaires et du principe de séparation des pouvoirs entre les deux organes de gestion : le Conseil d’administration et la Direction générale.

À travers cette assemblée générale, la direction de l’OGEFREM affiche sa volonté de transparence, de modernisation et de dialogue interne, dans un contexte marqué par la réforme et la digitalisation des mécanismes de gestion publique.

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