Kinshasa, Samedi 11 juillet 2025 — Depuis plusieurs années, l’Office Congolais de Contrôle (OCC) est censé jouer un rôle crucial dans la protection de la population congolaise contre la consommation de produits contrefaits, périmés ou dangereux. Mais la réalité sur le terrain soulève de nombreuses questions : à quoi sert réellement cette institution aujourd’hui ?

Dans les supermarchés, les magasins et même dans certains lieux de divertissement à Kinshasa, impossible de distinguer un produit authentique d’un faux. Whisky, champagne, lait pour bébés, eau potable — tout semble contaminé par des produits piratés ou périmés. La santé des consommateurs, notamment celle des nourrissons, est mise en danger chaque jour.

Et pourtant, l’OCC est une entreprise publique bien rémunérée, dotée de primes et de ressources importantes. Alors, si ses agents sont si bien payés, pourquoi ne voit-on pas de résultats concrets ? Pourquoi l’État congolais investit-il autant dans une institution qui semble aujourd’hui complice de la dégradation de la santé publique plutôt que protecteur ?

Certains observateurs s’interrogent : l’OCC est-il devenu un outil d’élimination silencieuse, ou pire, un simple spectateur impuissant face à la contrefaçon et à la corruption ? La population congolaises mérite des réponses claires. Il est urgent que cette institution cesse d’être une façade et devienne un véritable rempart contre la fraude et la mise en danger de la santé publique.

Le moment est venu pour l’État de faire preuve de transparence et d’action. La santé et la sécurité de tous les Congolais doivent primer sur les intérêts de quelques-uns.

L’Office Congolais de Contrôle : un symbole d’échec ou un levier de changement ? La réponse appartient à ceux qui ont le pouvoir de faire la lumière.

Arnold TSHIMANGA

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