Kinshasa, 2 août 2025 — En ce jour symbolique, la voix de Ketsia Olangi, présidente de la Fondation Nehema, retentit avec force pour rappeler au monde l’ampleur du drame qui continue de hanter l’Est de la République démocratique du Congo. À l’occasion de la Journée de la mémoire du génocide congolais, elle lance un appel solennel aux autorités, à la société civile et à la communauté internationale : il est impératif de ne pas laisser ces victimes dans l’ombre.

Depuis 1998, les violences armées dans l’Est de la RDC ont fait des millions de morts, de blessés et de déplacés. Pourtant, ce massacre massif reste souvent qualifié de « génocide silencieux », faute d’une reconnaissance internationale et d’un véritable devoir de mémoire. Ketsia Olangi dénonce cette situation alarmante : « Ces victimes ont été abandonnées à leur sort, leurs souffrances niées ou ignorées. Il est urgent de briser le silence et de leur rendre justice. »

Elle appelle ainsi à un renforcement du devoir de mémoire, afin que ces atrocités ne soient jamais oubliées. Selon elle, la justice réparatrice doit être une priorité pour permettre aux victimes et à leurs familles de tourner la page, tout en évitant que de telles tragédies ne se reproduisent.

« La mémoire est notre meilleure arme contre l’oubli et la répétition des horreurs. Nous devons œuvrer pour une justice qui répare, qui reconnaît la douleur et qui construit un avenir basé sur la paix et la réconciliation », insiste-t-elle.

Ce message poignant intervient alors que la communauté internationale doit s’engager davantage pour soutenir la justice, la reconstruction et la consolidation de la paix dans cette région meurtrie. La mobilisation collective est plus que jamais nécessaire pour honorer la mémoire de ces victimes et garantir que leur sort ne soit pas vain.

Il est temps de se souvenir, d’agir et d’espérer. La RDC ne doit pas oublier ses martyrs.

Arnold TSHIMANGA

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