Bandundu-Ville a été, ce jeudi 26 mars 2026, le théâtre d’un moment fort de communication gouvernementale. Sous l’impulsion de Patrick Muyaya Katembwe, ministre de la Communication et Médias et porte-parole du gouvernement, un briefing spécial presse s’est tenu au gouvernorat de la province du Kwilu, réunissant plusieurs membres clés de l’exécutif autour d’enjeux majeurs : l’accès à l’électricité grâce à la centrale de Kakobola et l’état d’avancement du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T). Une rencontre stratégique, marquée par des annonces concrètes et un discours résolument tourné vers l’action.
Une mobilisation gouvernementale autour des priorités nationales
Aux côtés du porte-parole du gouvernement, deux figures importantes de l’action publique ont pris part à cet exercice de redevabilité : Guylain Nyembo Mbwizya, ministre d’État en charge du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, et Aimé Molendo Sakombi, ministre des Ressources hydrauliques et Électricité. Leur présence conjointe illustre la volonté du gouvernement de coordonner efficacement les politiques publiques pour répondre aux besoins fondamentaux des populations.
PDL-145T : une dynamique d’accélération enclenchée
Intervenant sur la mise en œuvre du PDL-145T, Guylain Nyembo Mbwizya a souligné que le gouvernement se trouve désormais dans une phase d’accélération, conformément aux orientations données par le Président de la République, Félix Tshisekedi.
« Le Président de la République avait donné le ton lors de son allocution de fin d’année pour demander l’accélération de l’achèvement des ouvrages. C’est dans cette dynamique que nous sommes aujourd’hui », a-t-il affirmé avec détermination.
Dans la province du Kwilu, les résultats sont jugés globalement satisfaisants. Sur les 80 ouvrages programmés, 72 sont déjà achevés, traduisant un taux d’exécution particulièrement élevé. Les territoires de Bulungu et Masimanimba affichent même un taux d’achèvement de 100 %, preuve d’une exécution rigoureuse et efficace.
À Bagata, sur 19 ouvrages prévus, 10 ont été réceptionnés, tandis qu’à Idiofa, 13 sur 23 sont déjà livrés. À Gungu, 5 des 13 ouvrages ont été réceptionnés. Des avancées significatives qui témoignent d’un engagement concret sur le terrain.
Transparence et exigence de qualité au cœur du programme
Toutefois, le ministre du Plan n’a pas éludé les défis. Il a reconnu l’existence de problèmes de qualité sur certains chantiers, notamment dans le territoire de Bagata. Une franchise qui s’inscrit dans une logique de gouvernance responsable.
« Le PDL, c’est aussi la transparence. Lorsque nous constatons des problèmes de qualité, nous prenons immédiatement des décisions pour corriger la situation », a-t-il insisté.
À l’échelle nationale, plus de 2 000 ouvrages ont déjà été lancés, avec un taux global d’achèvement avoisinant les 50 %. Plusieurs infrastructures, déjà très avancées, devraient être réceptionnées dans les prochaines semaines, renforçant davantage l’impact du programme sur les conditions de vie des populations.
Kakobola : une révolution énergétique en marche
Prenant la parole à son tour, Aimé Molendo Sakombi a confirmé la mise en service effective de la centrale hydroélectrique de Kakobola, une infrastructure stratégique pour la province du Kwilu.
Dotée d’une capacité de 10,5 MW, cette centrale permettra d’alimenter la ville de Kikwit ainsi que les cités de Gungu et d’Idiofa. Entre 10 000 et 20 000 ménages, soit près de 200 000 personnes, bénéficieront désormais d’un accès continu à l’électricité, 24 heures sur 24.
Mais au-delà de l’éclairage domestique, l’ambition du gouvernement est bien plus large : électrifier les écoles, les hôpitaux et soutenir les petites et moyennes entreprises afin de dynamiser l’économie locale.
« Il ne s’agit pas seulement d’allumer des ampoules. Nous voulons transformer tout l’écosystème économique de la province du Kwilu », a martelé le ministre, dans une vision clairement orientée vers le développement durable.
Vers Kakobola 2 : une montée en puissance annoncée
Dans cette dynamique, le gouvernement a annoncé le lancement prochain du projet Kakobola 2, situé à environ deux kilomètres du site actuel. Avec un potentiel estimé à 15 MW supplémentaires, ce projet pourrait porter la capacité totale à 25 MW dans les deux prochaines années.
Une perspective qui ouvre la voie à une extension significative de l’accès à l’électricité dans d’autres zones de la province, consolidant ainsi les bases d’un développement inclusif.
Parallèlement, des projets d’électrification rurale sont déjà en cours, notamment dans le territoire de Bulungu, où une centrale solaire devrait desservir plus de 28 000 personnes, renforçant l’approche mixte du gouvernement en matière d’énergie.
Sécurité à l’Est : une position claire et sans ambiguïté
Enfin, abordant la situation sécuritaire à l’Est du pays, Patrick Muyaya Katembwe a tenu à clarifier la position du gouvernement face aux récents mouvements observés dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu.
Le porte-parole du gouvernement s’est montré ferme : Kinshasa attend un retrait définitif des troupes rwandaises et de leurs supplétifs du territoire national.
« Ce que nous attendons, c’est le retrait définitif des troupes rwandaises de notre pays. On a vu plusieurs fois des mouvements de ce type. Parfois, ce sont des mouvements pour remplacer des troupes », a-t-il déclaré, appelant à la vigilance face à des manœuvres jugées ambiguës.
À travers ce briefing stratégique, le gouvernement congolais affiche une volonté claire : accélérer le développement à la base, garantir l’accès à l’énergie et défendre l’intégrité territoriale. Entre avancées concrètes et discours de fermeté, l’exécutif entend inscrire son action dans la durée, au service des populations et de la souveraineté nationale.
Arnold TSHIMANGA





















































































































































































