Kinshasa, RDC — L’ordre est désormais clair et sans équivoque. Les vendeurs disposant de magasins au marché central de Kinshasa ont été sommés, mardi, de libérer les trottoirs, longtemps encombrés par l’exposition anarchique de marchandises. Cette décision a été annoncée lors d’une visite d’inspection menée par le gouverneur de la ville, Daniel Bumba, déterminé à rétablir l’ordre dans ce haut lieu du commerce kinois.
Face à une occupation jugée abusive de l’espace public, l’autorité urbaine a haussé le ton. « Aux vendeurs disposant de magasins, vos marchandises d’échantillon doivent rester à l’intérieur de vos boutiques. Libérez les trottoirs afin de permettre aux piétons de circuler librement et aux clients d’effectuer leurs achats dans de bonnes conditions », a martelé Daniel Bumba, appelant à une stricte observance des règles d’occupation des espaces marchands.
Cette mise en garde intervient dans un contexte où les trottoirs du marché central, censés être réservés aux piétons, sont devenus au fil du temps des extensions informelles des étals commerciaux. Une situation qui complique non seulement la mobilité, mais nuit également à l’image et à l’attractivité de ce carrefour économique stratégique de la capitale.
Pour le gouverneur, il s’agit d’un impératif urbain autant qu’économique. En réorganisant l’espace, les autorités entendent instaurer un cadre propice à une meilleure circulation des personnes et à une expérience d’achat plus fluide et sécurisée. « Le respect de l’espace public est essentiel pour améliorer la mobilité urbaine et structurer les activités commerciales », a-t-il insisté, soulignant la nécessité d’un changement de mentalités.
Au-delà de la simple injonction, cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de modernisation et de régulation des marchés de Kinshasa, confrontés à une croissance rapide et souvent désordonnée. Elle pourrait, à terme, redéfinir les pratiques commerciales et renforcer l’autorité de l’État dans la gestion des espaces publics.
Reste à savoir si cet appel sera suivi d’effets concrets sur le terrain. Entre impératifs économiques des commerçants et exigences d’ordre public, le défi de concilier discipline et survie des activités demeure entier. Une chose est certaine : Kinshasa amorce un tournant dans la gestion de son marché central, avec en ligne de mire une capitale plus ordonnée et plus accessible.
Arnold TSHIMANGA
































































































































































































