Deux commissions mixtes mises en place pour traiter les dossiers en suspens et renforcer la concertation entre la Direction générale et le banc syndical

Kinshasa, 19 août 2026. — À la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), le dialogue social semble prendre une nouvelle dynamique. Une réunion tenue ce mercredi 19 août entre la Direction générale et les représentants syndicaux a débouché sur une série de mesures destinées à apporter des réponses concrètes à plusieurs préoccupations qui demeurent en suspens au sein de l’institution.

Au cœur des échanges : la mise en place de deux commissions mixtes, appelées à examiner notamment les questions liées à l’application du décret portant sur le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) ainsi que les litiges relatifs aux recours en grade de 2022.

La concertation comme voie de sortie

La rencontre a réuni la partie employeur de la CNSS, conduite par son directeur général, Charles Mudiay Kazadi, et le banc syndical dirigé par son président, Eko Mafwa, en présence de plusieurs figures de l’intersyndicale, parmi lesquelles Jean Lowaka.

L’objectif affiché est clair : dépasser les incompréhensions et traiter les dossiers sensibles dans un cadre concerté. La création des commissions mixtes constitue ainsi un mécanisme destiné à favoriser l’examen approfondi des préoccupations exprimées par les travailleurs et à dégager des pistes de solutions consensuelles.

Cette démarche traduit également la volonté de la Direction générale et des organisations syndicales de privilégier le dialogue social plutôt que la confrontation, dans l’intérêt du fonctionnement harmonieux de l’institution.

Les ayants droit des agents en zones d’insécurité au centre des préoccupations

Au-delà des questions administratives et professionnelles, les représentants syndicaux ont également soulevé une préoccupation à forte dimension sociale : la prise en charge des soins de santé des ayants droit des agents de la CNSS vivant dans des zones touchées par l’insécurité et les occupations.

Les situations de Masisi, Bukavu et d’autres localités affectées ont notamment été évoquées. Pour les représentants des travailleurs, cette question mérite une attention particulière, compte tenu des difficultés auxquelles sont confrontés les agents et leurs familles dans ces territoires.

La Direction générale a pris acte de cette préoccupation et a invité le banc syndical à formuler des propositions concrètes susceptibles de contribuer à une résolution rapide de cette situation.

Un climat social placé au cœur de la gouvernance

L’un des enseignements majeurs de cette rencontre réside dans le climat qui a entouré les échanges. Les participants ont salué une atmosphère marquée par la paix, la convivialité et l’esprit de dialogue.

Un signal important pour une institution appelée à jouer un rôle majeur dans la protection sociale en République démocratique du Congo.

En privilégiant la concertation, la CNSS entend ainsi prévenir l’escalade des tensions sociales et favoriser un environnement professionnel plus serein, aussi bien pour les agents et les cadres que pour la bonne marche de l’institution.

Vers une paix sociale durable à la CNSS

La mise en place de ces mécanismes de concertation ouvre désormais la voie à un travail de fond sur les différents dossiers identifiés. L’enjeu dépasse donc la seule résolution de quelques contentieux : il s’agit de consolider durablement les relations entre l’employeur et les travailleurs.

À travers cette dynamique, la Direction générale et le banc syndical affichent leur volonté commune de faire du dialogue social un véritable instrument de gouvernance et de cohésion interne.

À la CNSS, le message qui se dégage de cette rencontre est sans ambiguïté : la concertation doit rester la voie privilégiée pour construire la paix sociale, régler les différends et créer les conditions d’un meilleur fonctionnement de l’institution.

Arnold TSHIMANGA

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