Kinshasa, 21 juin 2025 — La capitale congolaise est assise sur une poudrière. Et c’est le gouverneur Daniel Bumba lui-même qui tire la sonnette d’alarme. Dans une vidéo officielle publiée par l’Hôtel de Ville, il dénonce avec vigueur la prolifération de la vente illicite de carburant dans les rues de Kinshasa — une pratique illégale, mais tolérée, qui pourrait coûter la vie à des centaines de citoyens.

« Je mets en garde tous ceux qui se livrent à cette vente illicite de carburant, et surtout les autorités qui sont derrière cette activité », a-t-il lancé, le ton grave. Son message ne laisse place à aucune ambiguïté : le trafic de carburant expose Kinshasa à un scénario catastrophe.

« En cas d’incendie ici, les dégâts collatéraux seront énormes, notamment des pertes en vies humaines. On ne va pas laisser ça comme ça », a averti le gouverneur.

Dans plusieurs communes de la capitale, des bidons d’essence s’entassent à même les trottoirs, à proximité d’habitations, de marchés, d’écoles. Une étincelle suffit. Le danger est omniprésent, et les autorités semblent désormais déterminées à agir.

Daniel Bumba promet des mesures immédiates pour démanteler ce réseau, y compris en ciblant les complices au sein même de l’administration. Pour lui, il ne s’agit pas d’une simple infraction commerciale, mais d’une menace directe contre la sécurité publique.

La population, quant à elle, attend des actes. Car à Kinshasa, ce n’est pas seulement l’ordre public qui est en jeu. C’est la vie.

Arnold TSHIMANGA

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