Le gouvernement confirme l’intégration de 2 508 agents de l’IGT à la paie, marquant une étape décisive dans la réforme de l’institution
Kinshasa. Une étape majeure vient d’être franchie dans le processus de modernisation de l’Inspection générale du travail (IGT). Le gouvernement de la République a confirmé l’intégration des agents de cette institution à la paie de l’État à partir du quatrième trimestre 2026, mettant ainsi fin à une longue attente et concrétisant l’un des volets les plus importants de la réforme engagée depuis 2023.
Cette annonce a été faite à l’issue d’une séance de travail entre le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, le vice-ministre Élysée Bokumwana et une délégation de l’Inspection générale du travail. Les échanges ont permis de confirmer que toutes les dispositions nécessaires sont désormais prises pour assurer la mécanisation des agents concernés au cours du dernier trimestre de l’année.
Cette avancée constitue une victoire importante pour l’IGT, dont la réforme est articulée autour de cinq axes stratégiques. Après la réussite des étapes liées au recrutement, au déploiement et à l’affectation des agents sur l’ensemble du territoire national, l’institution entre désormais dans une phase déterminante : celle de la prise en charge financière et de l’amélioration des conditions de travail de son personnel.
Au total, 2 508 agents, comprenant des inspecteurs du travail, des contrôleurs ainsi que des personnels administratifs, bénéficieront de cette mécanisation. Cette mesure vise à renforcer l’efficacité de l’Inspection générale du travail dans l’accomplissement de ses missions de contrôle, de protection des droits des travailleurs et de régulation des relations professionnelles en République démocratique du Congo.
À cette occasion, Jean Paul Yamabo, président du comité de suivi de la paie, a salué la volonté du gouvernement d’apporter une réponse concrète aux préoccupations des agents de l’IGT. Il s’est notamment réjoui de l’arbitrage favorable des autorités, permettant de satisfaire les exigences barémiques du secteur et d’accélérer la mise en œuvre de cette réforme attendue depuis plusieurs années.
Avec cette décision, le gouvernement réaffirme sa détermination à poursuivre les réformes de l’administration publique en améliorant la gouvernance, la gestion des ressources humaines et les conditions de travail des agents de l’État, dans le but de rendre les services publics plus performants et plus efficaces au bénéfice de la population.
Arnold TSHIMANGA































