Sous la conduite du Vice-Premier ministre et ministre du Budget, les consultations ministérielles consacrées aux arbitrages budgétaires ont pris fin ce vendredi 4 septembre 2026. À l’écoute des préoccupations des différents secteurs, Adolphe Muzito s’affirme comme le chef d’orchestre d’un processus visant à doter la République démocratique du Congo d’un budget 2027 réaliste, équilibré et davantage orienté vers les priorités nationales.
KINSHASA – Le projet de loi de finances pour l’exercice 2027 franchit une étape décisive. Après plusieurs journées de consultations techniques et politiques avec les membres du Gouvernement, le Vice-Premier ministre et ministre du Budget, Adolphe Muzito, a clôturé, ce vendredi 4 septembre 2026, la phase des arbitrages budgétaires avec les ministres sectoriels.
Dans une atmosphère de travail marquée par la rigueur, l’écoute et la recherche d’un équilibre entre ambitions sectorielles et capacités financières de l’État, le patron du Budget a accordé une attention particulière aux préoccupations exprimées par les différentes administrations gouvernementales.
Entouré du vice-ministre du Budget, Elysée Bokumwana, Adolphe Muzito a conduit cet exercice avec une méthode qui se veut à la fois pragmatique et stratégique : mieux identifier les besoins prioritaires, rationaliser les dépenses et mobiliser davantage de ressources pour accompagner les grands programmes de développement de la République.
Muzito, à l’écoute des secteurs
Pour cette troisième et dernière journée des consultations, plusieurs membres du Gouvernement ont défilé devant le Vice-Premier ministre du Budget afin de défendre leurs priorités respectives.
L’enjeu était de taille : affiner les prévisions budgétaires avant la finalisation de l’avant-projet de loi de finances 2027.
Tourisme, Mines, Commerce extérieur, Entrepreneuriat, Industrie, Environnement, Justice et Plan : autant de secteurs stratégiques dont les besoins ont été examinés sous l’œil attentif d’Adolphe Muzito.
Au fil des échanges, le Vice-Premier ministre a ainsi confirmé une approche de gouvernance budgétaire fondée sur le dialogue, l’analyse des priorités et la nécessité d’adapter les ambitions de chaque ministère aux réalités financières de l’État.
Tourisme : Didier Mazenga salue une enveloppe revue à la hausse
Le ministre du Tourisme, Didier Mazenga, s’est félicité des avancées enregistrées au cours des échanges avec le ministère du Budget.
Son secteur, a-t-il expliqué, a obtenu une amélioration de ses prévisions afin de lui permettre de répondre aux nombreux défis liés à l’innovation, à la réhabilitation et à la relance de plusieurs projets actuellement en attente.
Le ministre a également annoncé une importante perspective financière provenant des Émirats arabes unis, évoquant un apport de 1,8 milliard de dollars dont il souhaite voir l’intégration dans le budget 2027.
Une dynamique qui pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour un secteur touristique appelé à jouer un rôle plus important dans la diversification de l’économie nationale.
Louis Watum mise sur les recettes minières
Du côté du ministère des Mines, Louis Watum Kabamba a présenté une stratégie orientée vers le renforcement de la mobilisation des recettes.
Plutôt que de concentrer exclusivement les discussions sur les dépenses, le ministre a insisté sur la nécessité d’investir dans les capacités de l’administration minière, notamment à travers un équipement renforcé de l’Inspection générale des Mines et l’intensification des missions de contrôle sur le terrain.
L’objectif est clair : lutter plus efficacement contre la fraude et permettre au secteur minier de générer davantage de ressources pour le Trésor public.
Une vision qui s’inscrit pleinement dans la logique d’Adolphe Muzito : faire du budget non seulement un instrument de dépenses, mais également un levier de mobilisation des recettes et de transformation économique.
Julien Paluku et la modernisation des frontières
Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a également défendu les besoins de son portefeuille, tout en se réjouissant de la progression enregistrée au niveau des crédits budgétaires alloués à son secteur.
Selon lui, le budget du Commerce extérieur a connu une évolution significative au cours des dernières années, permettant notamment d’accompagner les réformes liées à la modernisation des frontières.
Une priorité qui répond à la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et qui vise à améliorer la compétitivité économique du pays ainsi que la facilitation des échanges.
Entrepreneuriat et Industrie : Justin Kalumba salue le leadership de Muzito
Le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, qui assure également l’intérim au ministère de l’Industrie, Justin Kalumba, a particulièrement salué la qualité des discussions ainsi que le leadership du Vice-Premier ministre Adolphe Muzito et de son adjoint, le vice-ministre Elysée Bokumwana.
Les échanges ont porté notamment sur la mise en œuvre du programme présidentiel « Debout, jeunes Congolais », destiné à soutenir l’entrepreneuriat et l’autonomisation économique des jeunes.
Le ministre a rappelé que ce programme, déjà amorcé grâce à des ressources inscrites dans la loi de finances rectificative 2026, devrait bénéficier d’un financement annuel de 100 millions de dollars pendant six ans.
Concernant l’Industrie, Justin Kalumba a insisté sur la nécessité d’adopter une approche globale de l’industrialisation, soulignant que la transformation du pays ne repose pas uniquement sur la construction d’usines et d’infrastructures visibles, mais également sur la mise en place des mécanismes, réformes et fondations nécessaires à leur réussite.
Environnement : Marie Nyange plaide pour les réformes et le personnel
La ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat, Marie Nyange, accompagnée de la ministre déléguée en charge de l’Économie du climat, Bahati, a présenté les principales priorités de son secteur.
Deux préoccupations majeures ont été mises en avant : le financement des réformes en cours et l’amélioration de la rémunération du personnel.
La ministre a notamment insisté sur le fait qu’une grande partie des agents de son ministère ne bénéficie pas encore d’une rémunération régulière, plaidant ainsi pour un accroissement substantiel de l’enveloppe consacrée aux salaires.
Elle a également souligné que les réformes environnementales et climatiques en cours nécessitent des ressources financières conséquentes afin de permettre au ministère d’atteindre ses objectifs.
Justice : Guillaume Ngefa défend un budget plus réaliste
Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a pour sa part plaidé en faveur d’un budget plus pragmatique et mieux adapté aux réalités de l’administration judiciaire congolaise.
Estimée jusqu’ici à environ 50 millions de dollars, l’enveloppe du ministère ne permettrait pas, selon lui, de répondre efficacement aux multiples défis auxquels le secteur est confronté.
Le ministre souhaite ainsi porter ce budget à 100 millions de dollars, afin d’accompagner les réformes en cours et d’améliorer le fonctionnement des différents services judiciaires.
Parmi les priorités évoquées figurent notamment les guichets uniques, les tribunaux de commerce, les tribunaux du travail ainsi que la prise en compte de la rémunération de certains magistrats et personnels judiciaires.
Autant de préoccupations examinées dans le cadre des arbitrages conduits par le ministère du Budget.
Le Plan veut renforcer la statistique nationale
Le ministre d’État, ministre du Plan, a également présenté ses préoccupations et défendu les crédits nécessaires à la poursuite des actions engagées au sein de son portefeuille.
Des insuffisances et divergences relevées dans les prévisions budgétaires ont été discutées avec les équipes du ministère du Budget, qui poursuivront les travaux techniques afin de finaliser certains ajustements.
La relance et le renforcement de l’Institut national de la statistique (INS) constituent l’une des principales priorités.
Pour le ministre du Plan, il s’agit d’un enjeu essentiel pour améliorer la qualité des données, renforcer les prévisions et permettre à la République démocratique du Congo de disposer d’une planification plus efficace de sa trajectoire de développement.
Vers un budget 2027 de responsabilité et de transformation
Au terme de ces trois journées d’intenses consultations, une réalité s’impose : Adolphe Muzito a réussi à transformer les arbitrages budgétaires en un véritable cadre de dialogue entre le ministère du Budget et les différents secteurs du Gouvernement.
Chaque ministre a pu présenter ses priorités, défendre ses besoins et proposer sa vision. Mais, derrière cette ouverture au dialogue, le Vice-Premier ministre du Budget a veillé à préserver un impératif majeur : la cohérence, la soutenabilité et l’équilibre des finances publiques.
Dans un contexte où la République démocratique du Congo doit financer simultanément ses ambitions sociales, ses infrastructures, sa sécurité, sa transformation économique et les grandes réformes de l’État, la conduite de ces arbitrages constitue un exercice stratégique.
Avec la clôture de cette séquence, le processus budgétaire entre désormais dans une nouvelle phase. L’avant-projet de loi de finances pour l’exercice 2027 poursuivra le circuit institutionnel prévu avant d’être soumis au Parlement, autorité budgétaire, pour examen et adoption.
À la manœuvre depuis le lancement de ces consultations, Adolphe Muzito apparaît ainsi comme l’un des principaux architectes de cette nouvelle étape de la préparation budgétaire. Entre rigueur, écoute des secteurs et ambition de transformation, le Vice-Premier ministre entend faire du budget 2027 bien plus qu’un simple tableau de chiffres : un véritable instrument au service des priorités nationales et du développement de la République démocratique du Congo.
Arnold TSHIMANGA




































