Un tournant décisif pour la gouvernance économique
Ce jeudi 4 septembre 2025, le Centre financier de Kinshasa a accueilli une réunion stratégique de la Troïka politique en présence du Vice-premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, de son vice-ministre Elysée Bokumwana, du ministre des Finances Doudou Fwamba et de sa vice-ministre Gracia Yamba. Également présent, le gouverneur de la Banque centrale, André Wameso. Tous réunis autour de la mission du Fonds monétaire international (FMI), venue évaluer le partenariat avec la RDC dans le cadre d’un programme d’envergure de 3 milliards USD.
Une première revue positive, des attentes élevées pour la seconde
Au cœur de cette réunion : faire le point sur la première revue du programme, chiffrée à 261 millions USD, et préparer techniquement la deuxième revue prévue pour octobre prochain. Celle-ci pourrait permettre à la RDC de mobiliser, au total, plus de 500 millions USD, entre la facilité élargie de crédit et la facilité pour la résilience et la durabilité.
Des réformes saluées, un climat macroéconomique stabilisé
Félicien Mulenda, coordonnateur du comité technique des réformes, a souligné l’importance de cette mission : « Le FMI est venu s’imprégner des avancées concrètes dans la mise en œuvre des engagements du Gouvernement. Le ministre des Finances a présenté les progrès macroéconomiques et les principales réformes déjà réalisées, ce qui a permis de répondre à deux préoccupations majeures du Fonds. »
Une vision ambitieuse soutenue par le chef de l’État
La réunion s’inscrit dans la vision portée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, celle d’une RDC résolument engagée vers la stabilité économique, la transparence financière et la croissance inclusive. La Première ministre Judith Suminwa, en étroite collaboration avec le VPM Adolphe Muzito, pilote cette dynamique.
Rationalisation de la parafiscalité : un autre levier majeur
Le même jour, la Première ministre a lancé officiellement les activités de la COPIRAP, la Commission interministérielle de rationalisation de la parafiscalité, une réforme structurante coordonnée par le VPM du Budget. Adolphe Muzito a rappelé l’urgence de mettre fin à la prolifération désordonnée des taxes, affirmant :
« La rationalisation de la parafiscalité est une réforme exigeante, mais nécessaire. Elle permettra de restaurer l’autorité budgétaire et d’améliorer l’efficacité dans la gestion des ressources publiques. »
Un engagement sans relâche malgré les défis
Alain Malata, directeur de cabinet du ministre des Finances, a renchéri :
« Le Gouvernement reste déterminé à poursuivre les réformes, malgré un contexte national difficile. Le but ultime reste la stabilité macroéconomique et la croissance durable. »
Vers une RDC crédible, transparente et réformée
Ces efforts cumulés — engagement dans les réformes, lutte contre la parafiscalité anarchique, recherche de financements productifs — montrent une volonté politique affirmée. Le Gouvernement congolais, soutenu par ses partenaires techniques, bâtit une économie plus solide, crédible et tournée vers le développement durable.
Conclusion
L’alignement des institutions congolaises avec les exigences du FMI est un signal fort de maturité budgétaire. La RDC montre qu’elle veut compter dans le concert des nations crédibles économiquement. Si les réformes sont poursuivies avec la même rigueur, le pays pourrait, dans les mois à venir, bénéficier non seulement d’un soutien financier massif, mais surtout d’un nouvel élan pour la transformation économique tant attendue.
Arnold TSHIMANGA


























