Kinshasa, septembre 2025 — À la veille de la rentrée parlementaire consacrée principalement à l’examen du budget national, le Vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, innove dans la méthode. Il a lancé une série de consultations stratégiques avec les ministres sectoriels en vue d’élaborer un projet de loi de finances 2026 en adéquation avec les priorités du Gouvernement et les contraintes du moment.
Depuis mardi 2 septembre, la Vice-Primature du Budget s’est transformée en plateforme de dialogue sectoriel, dans un esprit d’écoute, de rigueur budgétaire et d’efficience. Cette initiative vise à affiner les prévisions budgétaires ministérielles, en amont de l’arbitrage final de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
La diplomatie en priorité
La ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, a ouvert le bal. Accompagnée de ses experts, elle a exposé les enjeux majeurs liés à la diplomatie congolaise, notamment l’entrée imminente de la RDC au Conseil de sécurité des Nations Unies. « Nous avons défendu les priorités de notre diplomatie, en harmonisant nos ambitions avec les réalités budgétaires. Ce fut une réunion fructueuse et stratégique », a-t-elle déclaré à l’issue de son échange avec le vice-ministre du Budget, Elysée Bokumwana.
Faire de la culture un levier de développement
La ministre de la Culture, Arts et Patrimoine, Yolande Elebe, a ensuite présenté les ambitions de son secteur. « Nous avons besoin d’un budget qui nous permette d’accomplir le programme d’action du Gouvernement et de faire rayonner la culture congolaise, tant sur le plan national qu’international », a-t-elle souligné, plaidant pour une diplomatie culturelle active et un soutien renforcé à la création artistique.
Défense et reconnaissance des anciens combattants
Le ministre délégué en charge des Anciens combattants, Eliezer Tambwe, a insisté sur la nécessité d’améliorer les conditions de vie des militaires et vétérans. « Pour une armée forte, il faut un budget conséquent. Nous défendons la vision du Chef de l’État, commandant suprême des Forces armées », a-t-il martelé.
Plaidoyer pour les économies locales
Le ministre de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, a mis en lumière les réformes institutionnelles en cours. Il a notamment insisté sur la budgétisation du Fonds de régulation économique et de la Commission de la concurrence, deux entités cruciales pour stimuler un environnement économique sain.
Du côté du Développement rural, le ministre Grégoire Mutshayil a plaidé pour l’augmentation des crédits destinés aux services de base dans les zones rurales. « Réduire l’exode rural passe par des investissements concrets dans l’eau potable, les routes agricoles et les infrastructures communautaires », a-t-il soutenu.
Un pragmatisme salué dans les secteurs productifs
Enfin, le ministre de la Pêche et de l’Élevage, Jean-Pierre Tshimanga, s’est dit satisfait des crédits alloués à son secteur, en tenant compte des réalités économiques et des urgences sécuritaires : « Nous avons fait preuve de réalisme. Ce budget est équilibré et permettra de renforcer notre production halieutique et animale. »
Un exercice républicain salué
Avec ces échanges sectoriels, Adolphe Muzito affirme une approche innovante dans la gouvernance budgétaire. Sa méthode participative place les besoins réels des citoyens au cœur de l’action publique, tout en renforçant la discipline financière et la transparence dans l’allocation des ressources.
Sous son impulsion, la Vice-Primature du Budget devient un levier de performance gouvernementale, en phase avec les défis de l’heure et les aspirations du peuple congolais.
Arnold TSHIMANGA


























