Kinshasa, 25 juillet 2025 — L’ouverture du procès de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, devant la Haute Cour militaire suscite de vives réactions. En première ligne, Emmanuel Ramazani Shadary, secrétaire permanent du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), monte au créneau et ne mâche pas ses mots.
Dans une déclaration musclée, l’ancien candidat à la présidentielle a fustigé ce qu’il qualifie de « procès bidon, inique », dénonçant une « mise en scène de la honte, dictée par la haine, la peur et une soif maladive de pouvoir ».
« Ce procès n’a rien de juridique, tout est politique », tonne Shadary. Pour lui, il s’agit d’un acharnement contre un homme qui, dit-il, « a tout donné à ce pays, y compris à ceux qui aujourd’hui cherchent à le salir pour effacer leur propre vide politique ».
Fidèle compagnon de Joseph Kabila et figure de proue du Front Commun pour le Congo (FCC), Emmanuel Ramazany Shadary appelle à la mobilisation de toutes les forces démocratiques pour dénoncer ce qu’il considère comme « une tentative dangereuse de réécrire l’histoire par le mensonge et l’intimidation ».
Alors que le procès de l’ancien président s’ouvre sous haute tension, la sortie de Shadary marque le début d’un bras de fer politico-judiciaire.
Arnold TSHIMANGA







































































