Kinshasa, 25 juillet 2025 — À l’ouverture du procès historique de l’ancien président Joseph Kabila devant la Haute Cour Militaire, le ministre intérimaire de la Justice et Garde des Sceaux, Samuel Mbemba, a tenu à rappeler avec fermeté la posture républicaine de l’appareil judiciaire congolais.
« La justice ne négocie pas, elle ne dialogue pas et son calendrier est différent de celui de la politique», a-t-il déclaré face à la presse ce vendredi, affirmant la séparation nette entre les considérations politiques et les exigences de la justice.
Prenant la parole au nom du gouvernement, Samuel Mbemba a expliqué qu’il est de son devoir, en tant que ministre de tutelle, de conduire les avocats mandatés pour représenter les intérêts de la République dans ce procès. Une démarche qu’il qualifie d’acte républicain, dans le strict respect de l’indépendance de la justice.
Ce positionnement ferme intervient alors que s’ouvre un procès sans précédent, mettant en cause un ancien chef de l’État congolais pour des accusations graves, notamment de trahison, crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, homicide et occupation armée.
Dans un contexte où les tensions politiques sont palpables, la déclaration du ministre Mbemba apparaît comme une tentative d’apaiser les soupçons d’un procès à motivation politique, et de rappeler le rôle impartial et souverain de la justice dans la construction de l’État de droit.
L’histoire est en marche.
Arnold TSHIMANGA








































































