Kinshasa, 6 décembre 2025 – Moins de 72 heures après la signature de l’accord de paix de Washington entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda, sous la médiation du président américain Donald Trump, les Forces Armées de la RDC (FARDC) dénoncent une série d’attaques meurtrières perpétrées par l’armée rwandaise et ses supplétifs de l’AFC/M23.

Dans un communiqué de presse n°36 du 6 décembre 2025, signé par le Général-Major Sylvain Ekenge, porte-parole de l’état-major général, les FARDC révèlent que des bombardements à l’artillerie lourde ont visé plusieurs localités densément peuplées situées sur l’axe Kamanyola-Uvira, dans la plaine de la Ruzizi, à partir de Bugarama, au Rwanda.

Des civils massacrés, des infrastructures détruites

La situation est qualifiée de « grave » et les actes décrits comme « un crime odieux ». Le communiqué rapporte des pertes civiles importantes : hommes, femmes et enfants fauchés par des obus. Des écoles, des centres de santé et des habitations civiles ont été totalement détruits, accentuant la tragédie humaine.

Des crimes de guerre en pleine paix

Les FARDC dénoncent des « crimes de guerre » et des « crimes contre l’humanité » démontrant, selon elles, la volonté manifeste du régime de Kigali de saboter le processus de paix et de narguer la communauté internationale. Ces actions mettent en lumière le double jeu du Rwanda, signataire d’un accord qu’il viole déjà sans ambages.

L’armée congolaise reste debout

Face à ces actes de provocation, les FARDC réaffirment leur engagement total à défendre la population et l’intégrité territoriale de la RDC. Elles mettent en garde contre toute velléité belliciste et réaffirment leur détermination « farouche » à protéger le pays.

Un appel à la vigilance internationale

Ce regain de violences remet en question la sincérité du Rwanda dans l’application de l’accord signé. Kinshasa attend de la communauté internationale qu’elle condamne sans réserve ces attaques barbares et tienne Kigali pour responsable des actes commis contre les civils congolais.

Arnold TSHIMANGA

Laisser un commentaire