Kinshasa, 2026 – Dans un climat de guerre persistante à l’Est de la République Démocratique du Congo, les Forces Armées de la RDC (FARDC) ont présenté à la presse, ce week-end à Kinshasa, un groupe de 15 combattants étrangers capturés dans les zones de combat du Nord-Kivu et Sud-Kivu. Parmi eux : 7 militaires rwandais de l’armée régulière (RDF) et 8 civils ressortissants de pays de la sous-région, soupçonnés d’actes d’espionnage, de terrorisme ou de soutien logistique aux groupes armés.

Selon les autorités congolaises, ces captures confirment une nouvelle fois l’implication directe du Rwanda dans l’agression armée contre la RDC, malgré les résolutions internationales et les engagements politiques récents.

« L’occupation d’Uvira, loin des frontières rwandaises, invalide tout prétexte défensif avancé par Kigali. C’est une agression déguisée », a dénoncé un haut responsable militaire.

Les capturés étrangers incluent notamment :

  • 7 militaires rwandais, dont un major et un capitaine, arrêtés en opérations ou lors d’embuscades, notamment à Goma, Lubero, Masisi, Minembwe, Kiziba et Bukombo.
  • 4 civils burundais, 3 tanzaniens et 1 ougandais, tous arrêtés pour espionnage, collaboration avec le M23, Red Tabara ou l’ADF.

Malgré la résolution 2773 du Conseil de Sécurité des Nations Unies et la signature de l’accord de Washington du 4 décembre 2025, la RDC accuse le Rwanda de maintenir illégalement ses troupes sur le sol congolais.

Kinshasa interpelle la communauté internationale sur les risques de régionalisation du conflit, au moment où Kigali manipulerait certains ressortissants de pays voisins et entretient une alliance tactique avec des groupes armés transnationaux.

Un appel fort est lancé pour des actions concrètes, au-delà des résolutions. Le message est clair : la souveraineté de la RDC n’est pas négociable, et chaque acte d’agression recevra une réponse ferme sur le terrain, et dans les instances internationales.

Arnold TSHIMANGA

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