Kinshasa, 8 janvier 2026 — Le haut commandement militaire de la République démocratique du Congo a procédé à un changement stratégique dans sa communication. Le lieutenant-colonel Mak Hazukay Mongba a été désigné, à titre intérimaire, Commandant du Service de communication et d’informations des Forces armées de la RDC (SCIFA), devenant ainsi le nouveau porte-parole a.i. de l’armée congolaise.

La décision a été officialisée dans une note signée le 7 janvier 2026 par le chef d’état-major général des FARDC, marquant un tournant important dans la gestion de la communication militaire.

Un changement motivé par un contexte délicat

Cette nomination intervient dans un contexte particulier. Le général-major Sylvain Ekenge, jusqu’ici porte-parole de l’armée, a été suspendu de ses fonctions. Une suspension consécutive à des propos jugés discriminatoires envers des femmes d’une communauté congolaise, tenus lors d’une récente intervention sur la chaîne nationale RTNC. L’incident, largement relayé sur les réseaux sociaux, a suscité une vive réaction de l’opinion publique et des organisations de défense des droits humains.

Hazukay, une voix expérimentée

Le lieutenant-colonel Mak Hazukay n’est pas un inconnu du grand public. Figure familière des médias, notamment lors des conflits dans l’Est du pays, il jouit d’une réputation de clarté, de maîtrise des enjeux sécuritaires et de fidélité à l’éthique militaire. Sa nomination à ce poste stratégique est perçue comme une volonté de restaurer la crédibilité et la rigueur de la communication des FARDC.

Selon des sources proches du commandement militaire, cette décision d’intérim reste en vigueur “jusqu’à nouvel ordre”.

Un rôle crucial en période de tension

À un moment où le pays fait face à de multiples défis sécuritaires, en particulier à l’Est, la voix des FARDC reste un outil essentiel de mobilisation, de réassurance de la population et de diplomatie interne. Le lieutenant-colonel Hazukay aura donc la lourde tâche de rétablir la confiance entre l’armée et l’opinion, tout en consolidant l’image de professionnalisme attendue de l’institution militaire.

Arnold TSHIMANGA

Laisser un commentaire