Africa CDC annonce une accélération des recherches vaccinales
Le directeur général de Africa CDC, Jean Kaseya, a annoncé ce mardi 19 mai, lors d’un briefing presse, que trois vaccins sont actuellement en cours de développement pour faire face au nouveau variant Bundibugyo du virus Ebola, récemment signalé en République démocratique du Congo.
Selon lui, les scientifiques travaillent notamment sur un vaccin spécifique à ARN messager, conçu pour cibler cette souche particulière du virus, encore peu maîtrisée par la communauté scientifique.
Oxford et l’Université du Texas mobilisées
Parmi les pistes les plus avancées figure le vaccin ChAdOx développé par l’Université d’Oxford, dont le processus de fabrication devrait être accéléré dans les prochaines semaines. Un autre candidat vaccin, baptisé VSV-BDBV, fait également partie des solutions envisagées.
À ce stade, les recherches restent encore au niveau académique à l’Université du Texas, avant un transfert vers une production répondant aux normes pharmaceutiques internationales.
D’après Jean Kaseya, un premier vaccin pourrait être disponible dans un délai estimé à trois mois, si les différentes étapes scientifiques et réglementaires sont franchies avec succès.
Une réunion cruciale prévue ce mercredi
Face à l’urgence sanitaire, une réunion du comité consultatif technique sur les vaccins est convoquée ce mercredi 20 mai afin d’évaluer les options disponibles pour contenir rapidement cette nouvelle menace.
L’objectif principal sera d’examiner la possibilité d’utiliser certains vaccins déjà existants, notamment l’Ervebo du laboratoire Merck — homologué contre la souche Zaïre d’Ebola — ainsi que le vaccin expérimental développé contre Ebola Soudan.
Des incertitudes persistent sur l’efficacité des vaccins existants
Les experts restent toutefois prudents. À ce jour, aucun traitement homologué n’existe spécifiquement contre la souche Bundibugyo, tandis que l’efficacité croisée des vaccins actuels demeure encore incertaine.
Cette situation pousse les autorités sanitaires africaines et les partenaires scientifiques internationaux à accélérer les recherches afin d’éviter une propagation plus large de cette nouvelle forme du virus Ebola.
Arnold TSHIMANGA





















